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06 décembre 2019

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Se mobiliser pour aider les femmes victimes de violence

Maison d’hébergement pour Elles des Deux Vallées

maisons 2 vallées

Dans des territoires plus éloignés comme la Petite-Nation, le travail des employées des maisons d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale comporte des enjeux importants. La mobilisation de la société peut aider à relever ces défis.

Sara Lafleur, intervenante en prévention et en sensibilisation à la Maison d’hébergement pour Elles des Deux Vallées, connaît bien l’enjeu que représente la Petite-Nation pour l’organisme qui accueille les femmes victimes de violence.

Le peu de transport, le grand territoire et les petites communautés sont tous des facteurs qui rendent difficile le travail auprès de ces femmes. «Même au niveau de l’intervention policière, c’est plus difficile, reconnaît-elle. Les policiers sont plus éloignés, c’est un grand territoire. Les femmes ne savent pas quand ils vont arriver.»

Souvent, les femmes victimes de violence conjugales se sentent donc seules et sans ressources, explique Mme Lafleur. «Alors si la société ne se mobilise pas pour venir en aide à ces femmes-là, elles sont beaucoup plus en danger.»

Le rôle de la communauté est encore plus important dans ces territoires selon elle. «Il y a trop de personnes qui pensent encore aujourd’hui que ce n’est pas leur affaire. Ils ne veulent pas s’en mêler. Ça met les femmes d’autant plus en danger et ça envoie le message que ce qu’elle vive, c’est peut-être pas si grave puisqu’il y a personne pour les aider.»

Certaines femmes pourraient en venir à penser qu’elle exagère leur situation, affirme Sara Lafleur. «Elles se sentent impuissantes dans la situation. Donc, ce n’est pas nécessairement elles qui vont faire les premiers pas pour aller chercher de l’aide parce que pour elles, ça paraît impossible de se sortir de cette situation-là.»

Démarches

La Maison d’hébergement pour Elles des Deux Vallées tente de contrer cette situation de différentes façons. D’abord en essayant de se faire connaître de la population de la Petite-Nation. L’organisme reconnaît être moins connu dans ce secteur. «C’est dur d’aller rejoindre les femmes dans la Petite-Nation. On travaille fort à faire de la sensibilisation. Elles sont moins informées sur notre existence.»

Elle veut aussi les inciter à sortir de l’ombre, même si ce n’est pas officiellement. «On va essayer de favoriser le fait que la femme dénonce au policier, même si elle n’est pas prête à porter plainte.»

En faisant connaître certains faits aux autorités, ça pourrait amener ces derniers à surveiller un peu plus le secteur et peut-être agir plus rapidement en cas d’appel de détresse, souligne Sara Lafleur.

Il est aussi conseillé aux femmes de parler avec leurs voisins. Mais c’est aussi une démarche difficile, indique Sara Lafleur. «Il y a beaucoup de honte, alors c’est difficile des fois d’approcher les voisins.»

Les gens qui veulent en savoir plus sur les services de la maison peuvent visiter le maisondeuxvallees.com/

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