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19 septembre 2019

Alex Proteau - aproteau@lexismedia.ca

100 ans pour le polyvalent Vincent Lavoie

Anniversaire d'un pionnier de Notre-Dame-de-Bonsecours

100 ans NDBS

©Courtoisie - La Petite-Nation

Thomas Lavoie, Vincent Lavoie et Luc Beauchamp

Ce n’est pas les qualificatifs qui manquent pour parler de lui. Participant à la guerre, homme d’entreprise, enseignant en français, amoureux de la nature, Vincent Lavoie a marqué le territoire de la Petite-Nation au cours de sa vie. Celui qui a passé plusieurs années de sa vie à Notre-Dame-de-Bonsecours a atteint un cap important, lui qui est devenu centenaire en juillet dernier.

Le natif de Montebello a toute une vie à raconter. Vincent Lavoie s’est enrôlé dans la Deuxième Guerre mondiale. C’est lors de cette période qu’il rencontre sa femme Nora lors d’une cérémonie en Grande-Bretagne. Il la retrouve après la guerre. «Après la guerre, j’ai été faire mes adieux à sa famille en Grande-Bretagne. Elle est venue ici et nous nous sommes mariés quelques mois après à Montebello», se souvient Vincent Lavoie.

À son retour, l’homme s’est mis à travailler pour deux compagnies d’assurances avant d’aider ses amis à la construction de l’école Sedbergh de Montebello (maintenant le centre Vipassana) quelque temps après, M. Lavoie démarre son entreprise de contreplaqué à Montréal, le faisant déménager à Rosemère et à Montréal.

Dans les années 1970, l’homme vend son entreprise et revient sur le territoire de la Petite-Nation. Il achète la ferme de son voisin d’en face sur la côte Azélie à Notre-Dame-de-Bonsecours pour y faire l’élevage de bétails tout en pratiquant le saut avec le cheval.

Outre la ferme, Vincent retourne à l’école Sedbergh, cette fois-ci pour enseigner le français pendant plusieurs années.

Souvenir

Aujourd’hui, M. Lavoie réside depuis 10 ans à Sainte-Anne-de-Bellevue à l’ouest de l’île de Montréal à l’hôpital Sainte-Anne destiné aux anciens vétérans. Il y était allé en raison que «ma mère a commencé à être tellement malade», explique son fils Thomas Lavoie, également conseillé à la municipalité de Notre-Dame-de-Bonsecours.

Celle-ci est décédée il y a quatre ans, mais le nouveau centenaire préfère demeurer à Sainte-Anne-de-Bellevue. «Il y a un médecin à chaque étage. Il se sent plus sécure», soutient son fils.

Questionné sur son père, le conseiller de Notre-Dame-de-Bonsecours répond rapidement. «Mon père, c’est un homme progressiste, qui essaie toujours de nouvelles choses. Il se tient en forme.»

Et c’est le cas de le dire, il se tient en forme. «Il marche 3 miles par jour à l’intérieur et il fait même du vélo stationnaire dans sa chambre.»

Malgré tout, son attachement envers la Petite-Nation ne s’est jamais estompé. «Il a toujours aimé ça. Il connait beaucoup de monde ici» mentionne Thomas Lavoie.

Selon les données perçues de Statistiques Canada (2016), 5 résidents de la MRC de Papineau auraient plus de 100 ans. M. Lavoie serait donc le sixième.

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