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10 juillet 2019

Alex Proteau - aproteau@lexismedia.ca

[ VIDÉO ] Lorsque les Belges rencontrent la Petite-Nation

FESTIVAL. Ils sont 110 000 habitants de moins que leurs homologues belges, mais cela ne les a pas empêchés de faire une fête digne de mention: les Namurois de la Petite-Nation ont su combiner humour, gastronomie et divertissements dans le cadre des fêtes namuroises tenues à Namur lors de la dernière fin de semaine.

Le jeudi, Les Namurois de la Petite-Nation ont accueilli un peu plus d’une délégation d’une centaine de Namurois belges composée de membres politiques, des échasseurs, des chinels (danseurs) et des molons (raconteurs d’histoire) étaient de la partie. Les trois derniers groupes ont d’ailleurs exercé leurs arts tout au long de la fin de semaine dans quelques municipalités en Petite Nation soit à Montebello, à Mulgrave-et-Derry et à Namur vendredi.

Vers 16h, les Namurois européens ont été accueillis par la MRC de Papineau. Pas moins de 15 maires de la MRC étaient présents pour ce rendez-vous. Participants au voyage, les échasseurs se sont ainsi livré un combat après le 4 à 6 au grand plaisir des curieux qui les encerclaient. Pour les combattants, une visite en Petite Nation est toujours appréciée: «les gens au Québec sont très accueillants. Je trouve qu’ils sont très proches des Belges au niveau de la mentalité. Et ils aiment bien faire la fête», affirme à la blague l’un des échasseurs Guy Stassin.

Les Namurois belges complétaient leur passage au Québec à Namur, eux qui avaient précédemment visité Québec et Montréal.  

 

 


 

Appréciation politique

Le maire de Namur Gilbert Dardel s’est dit heureux de la présence de ses homologues de la MRC de Papineau. «On a ouvert la porte il y a trois ans. On a invité la MRC à s’impliquer. Ce soir, ça le prouve. On a voulu montrer notre implication. Il faut continuer avec ça.»

Les deux sont unanimes: un partenariat économique peut se faire. «Il faut aller chercher quelque chose économiquement qui est bon pour nous et pour les Belges en Wallonie», soutient-il. Quelques idées ont déjà été lancées précédemment à ce sujet. «Il y a déjà été question d’émettre un entrepôt belge à Namur pour le pain, pour la bière, etc.».

Le préfet de la MRC de Papineau Benoit Lauzon se dit aussi favorable à de tels échanges. «Peut-être que nous avons une culture différente, une histoire différente, mais nous avons également de grandes opportunités devant nous, des opportunités qui pourraient nous unir économiquement. Car ce parcours que nous avons fait ensemble tisse des liens qui sont solides et mutuellement bénéfiques.»

Le bourgmestre de Namur en Belgique Maxime Prévot voit que des avantages à un tel voyage. «Ce qu’on souhaite c’est de rappeler la fraternité entre les peuples, développer des opportunités d’échanges culturels sociaux et économiques.»

Mais, selon lui, les échanges économiques ne sont pas le cœur de ces rencontres: ce serait plutôt l’échange de culture.

«On a besoin de culture comme de pain. Aujourd’hui, ce qui fait la richesse d’une nation ou d’une ville, ce n’est plus la matière première comme c’était autrefois. Ce qui fait la richesse d’une nation, c’est sa matière grise.»Maxime Prévot, député-maire de Namur, en Belgique.

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