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26 mai 2019

Alex Proteau - aproteau@lexismedia.ca

Un dentier tel que rêvé

Lise Côté-Brisebois, souriante.

Elle ne pouvait pas s’en attendre. Loin de là. Lise Côté-Brisebois cherche encore ses mots, elle qui a obtenu un dentier grâce à une campagne de financement faite à l’extérieur du centre par ses collègues-bénévoles.

 «Je disais souvent à la blague: ah ça serait meilleur avec des dents. Pleins de petites niaiseries comme ça. À un moment donné, on m’a parlé comme si on pouvait ramasser des bouteilles de vin vides pour faire du financement pour m’acheter un dentier. Ça a commencé de même.»

L’initiative a fait son bout de chemin. Et quatre mois plus tard, la bénévole du centre d’hébergement de Saint-André-Avellin réalisait un rêve, celui de se procurer un dentier, un bien qu’elle ne pouvait se payer.

La bénévole est loin de l’avoir eu facile. Copropriétaire d’un presbytère, celui-ci a été déclaré faillite et a tout perdu. Cela lui a pris 8 mois avant d’obtenir l’aide sociale. Cela a fait en sorte qu’elle a dû habiter au chalet de son beau-frère. «Je n’avais plus de place où aller», émet-elle. Par manque d’argent, le chalet a dû être vendu.

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Atteinte d’un cancer il y a environ 8 ans, Lise ne l’a pas eu de tout repos. Sa rémission lui a même fait perdre ses dents: «Elles se sont mises à tomber. Je pouvais les arracher une par une.»

Reconnaissante

Ce dentier est un ajout bien banal pour certains, mais lorsqu’on discute avec la bénévole, celle-ci ne peut d’empêcher des larmes de sortir de ses grands yeux: «Je ne pensais pas que les gens m’aimaient tant que ça.»

La femme, qui affirme aider le public, a commencé à faire du bénévolat il y a trois ans, alors que son mari a été placé au centre d’hébergement. «J’aime l’ambiance. J’aime le monde.»

Elle aime le monde, à un point d’être très assidu au centre. «Je fais de 8h le matin à 8h le soir», affirme la nouvelle propriétaire d’un dentier.»

Quatre mois après avoir obtenu son dentier, Lise Côté-Brisebois tient toujours à remercier ses collègues bénévoles d’avoir organisé une campagne de financement à l’extérieur de leurs heures de bénévolat au centre d’hébergement: «Je ne sais même pas encore comment les remercier. Ça n’a pas de sens ce que j’ai pu ressentir. Si toi tu les aimes, eux autres le savent que tu les aimes. Je ne pensais jamais dans ma vie mériter une telle chose de même.»

Commentaires

26 mai 2019

Jean pierre staniforth

On aide les gens qui immigre ici Et on abandonne les gens de notre province sans antécédent ou est la justice on vie un payi De honte pour No gens un jour sa va vs être remis

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