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12 février 2019

Yannick Boursier - yboursier@lexismedia.ca

Des enjeux importants pour la persévérance scolaire

En particulier dans les secteurs ruraux

persévérance scolaire

Alors que cette semaine du mois de février vise à mettre en lumière la persévérance scolaire, les enjeux sont encore importants pour les élèves et en particulier dans les milieux ruraux.

Les statistiques démontrent que le décrochage scolaire est souvent plus élevé dans les communautés rurales défavorisées, indique le directeur de la Table éducation Outaouais, Pierre Boucher. «Mais, ça s’est amélioré depuis quelques années.»

Un des facteurs majeurs liés à ces statistiques concerne le développement des enfants avant l’entrée à l’école. «On parle d’un enfant sur quatre qui arrive en maternelle avec des grosses difficultés d’apprentissage, souligne M. Boucher en citant les résultats de l’Enquête québécoise sur le développement des enfants au niveau de la maternelle. Et plus tu vas en milieu rural, plus c’est sévère.»

«Ce qui fait qu’il faut agir tôt et très tôt même, ajoute-t-il. C’est encore plus vrai en milieu rural. Un enfant qui a des difficultés en français ou en mathématique au primaire est pratiquement assuré d’avoir une situation d’échec au secondaire.»

C’est pourquoi il est important de travailler sur les facteurs de pauvreté dans ces milieux pour aider les familles et ainsi donner une meilleure chance aux enfants lorsqu’ils arrivent sur les bancs d’école.

Le même constat a été établi par la Commission scolaire au Cœur-des-Vallées il y a quelques semaines lorsqu’elle a présenté les mesures qu’elles souhaitent mettre en place pour améliorer le taux de diplomation.

Des mesures sont notamment prévues pour améliorer la littéracie chez les jeunes puisque des retards en lecture peuvent affecter toutes les autres matières. La CSCV souhaite aussi un dépistage précoce des enfants ayant des retards en lecture et en mathématique pour les aider plus rapidement.

Emplois

Un autre facteur qui joue sur la persévérance scolaire, c’est le besoin de main-d’œuvre important dans plusieurs domaines. «Avec une pénurie de main-d’œuvre comme on a en ce moment, les jeunes ne restent pas sans emploi longtemps, explique Pierre Boucher. Mais les emplois qu’ils trouvent quand ils n’ont pas de diplôme, rendu à 20 ans, ça ne suffit plus à leur besoin.»

D’ailleurs, les statistiques démontrent que plusieurs jeunes qui avaient quitté les bancs d’école pour aller sur le marché du travail reviennent après quelques années pour obtenir un diplôme. «Ceux qui décrochent, ils finissent par retourner à l’école.»

Les solutions ne sont pas nombreuses pour travailler à ce problème. «Il faut continuer à encourager, à convaincre les jeunes d’aller au moins se chercher une qualification. Ce n’est pas nécessairement un diplôme d’études secondaires.»

Du travail se fait aussi du côté des employeurs. «Nous, on travaille en conciliation étude-travail. On travaille pour inciter les employeurs à ne pas donner trop d’heures et permettre aux jeunes de continuer à temps partiel pour au moins qu’ils sortent avec un diplôme en poche.»

Pendant les Journées de la persévérance scolaire, les responsables invitent aussi les gens à encourager les efforts des élèves à l’école.  «Il ne faut pas sous-estimer l’importance des mots d’encouragement.», souligne M. Boucher.

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