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09 janvier 2019

Un bâtiment représentant le «cœur du village» sera démoli

Duhamel

Karisa

©La Petite-Nation

Le 1874, Rue Principale à Duhamel, érigé à la fin du 19e siècle, est sur le point d’être réduit en poussière.

DÉMOLITION. Le bâtiment, situé à l’intersection de la rue Principale et de la Route 321 à Duhamel, érigé à la fin du 19e siècle, sera démoli dans deux semaines.

Le 1874, rue principale à Duhamel, lieu d’hébergement et de restauration ayant appartenu à différents propriétaires au fil des années, notamment, pour être converti en bureau de poste à une certaine époque, en succursale de la banque provinciale par la suite et aussi connu comme sous le nom du restaurant Karisa entre 2004 et 2012 est sur le point d’être démoli, a confirmé l’actuel propriétaire de l’endroit, Ion Aimers, au journal La Petite-Nation.

«Ça se fera dans deux semaines», fait savoir M. Aimers, un homme d’affaires connu pour avoir fondé la chaîne de restaurants The Works Gourmet Burger Bistro et l’avoir vendu pour ensuite opérer d’autres restaurants en Ontario. Lorsqu’il a fait l’acquisition du 1874, rue Principale à Duhamel, son intention était de le rénover pour y faire quelques choses, mais ce n’est pas ce qui s’est produit. Depuis 2012, aucune activité ne s’est produite à l’intérieur du bâtiment, à l’exception de bris de plomberie en hiver qui ont causé des dégâts majeurs.

«Le bris de plomberie en hiver qui a causé une inondation n’a pas aidé. La reconstruction n'était pas viable et cela commençait à devenir une source de pollution visuelle. Le bâtiment est très vieux, pourri, moisi, et impossible à louer ou à vendre. Malheureusement, il doit être démoli», annonce M. Aimers. 

Le maire de Duhamel, David Pharand, informe que la municipalité a tenté à deux reprises d’acquérir le bâtiment, mais n’a pas été en mesure de s’entendre avec M. Aimers. «On a tenté de le sauver de maintes façons. Même après le premier dégât d’eau, on a souhaité en devenir propriétaire pour analyser la possibilité de restaurer. Malheureusement, avec un deuxième bris de plomberie et le fait que la compagnie ne souhaitait pas céder le bâtiment à la municipalité avec des avantages fiscaux, on doit respecter la requête du propriétaire et lui donner son permis de démolition», mentionne le maire. 

«Le bâtiment n’est pas cité patrimoine bâti par la province de Québec, donc toute demande de démolition rencontre les exigences municipales et on n’est pas en mesure d’exiger la sauvegarde du bâtiment», explique M. Pharand. «Le bâtiment a été le cœur du village pendant de nombreuses décennies, mais la réalité des six dernières années a fait en sorte qu’on avait commencée notre deuil. Notre deuil est fait depuis un certain temps, surtout depuis qu’on a su que le bâtiment avait été contaminé par des champignons à la suite de deux sinistres d’eau pendant deux hivers consécutifs», confie-t-il.

M. Pharand espère que le terrain pourra servir à la suite de la démolition du bâtiment. «Depuis 2012, le bâtiment n’a pas été bien entretenu et ça commençait à être un poids lourd pour le cœur du village. Peut-être que la démolition va nous amener un nouvel usage pour le terrain à des fins commerciales, résidentielles ou publiques si le terrain est un jour propriété de la municipalité», souhaite le maire.  

M. Aimers est du même avis. «Le terrain constitue un terrain viable pour une personne ayant des racines locales et une vision de tourisme durable. Ma suggestion serait une petite auberge ou des unités de location à court terme. Je prends ma retraite alors je vais laisser le développement à quelqu'un de plus jeune», propose M. Aimers. 

Advenant que quelqu’un souhaite empêcher la démolition du bâtiment dans les prochains jours, M. Aimers souligne qu’il est toujours à vendre. «Si les gens se sentent attachés à l'endroit, ils devraient me l'acheter. C’est un gouffre financier, mais je l’offre maintenant à 30 000 $ de moins que ce que je l’ai payé», dit-il. À noter que selon l’évaluation municipale, le bâtiment est évalué à 115 400$ et que le terrain est évalué à 14 000$ présentement. 

 

Commentaires

12 janvier 2019

Stéphane Béchard

La stratégie idéale d’un propriétaire qui ne veut pas investir dans la restauration d’un vieux bâtiment. Il le laisse se détériorer, s’en aucun entretien. Après un certain nombres d’années, la bâtisse n’est plus récupérable et on doit la démolir. C’est vraiment triste qu’il n’y est pas d’entente pour l’achat de ce lieu par la municipalité.

12 janvier 2019

Real-Maurice Beauregard

Quand on veut tuer son chien( on lui trouve tout les vices ) ....dégât d'eau , dû au gel des tuyaux...souvent c'est volontaire de la part du prop. , lequel, ne chauffe pas le bâtiment en hiver. Excellent truc pour demander une démolition par la suite. Bravo!

13 janvier 2019

Chantal Fiset

Je trouve cela tellement triste qu'un telle bâtiment fessant partis de notre patrimoine disparaisse ainsi. J,espère que la municipalité a vraiment tout mis en place pour essayer d'acquérir la propriété. Il ne reste plus beaucoup de bâtiment rappelant une autre époque, nos racines, nos ancêtres. Mais qui aujourd'hui s'intéresse vraiment à notre passé ???

15 janvier 2019

Guy-Louis Poncelet

Si triste, encore une fois! Comment en 2019 laisse-t-on encore disparaître un tel patrimoine? A-t-on vraiment peur de restaurer? Les villages qui fonctionnent sont ceux qui protègent leur patrimoine!

15 janvier 2019

Guy-Louis Poncelet

Si triste, encore une fois! Comment en 2019 laisse-t-on encore disparaître un tel patrimoine? A-t-on vraiment peur de restaurer? Les villages qui fonctionnent sont ceux qui protègent leur patrimoine!

16 janvier 2019

madeleine mantville

pourquoi pas faire un bed et breakfast bcq de touriste aussi a l année longue il y a les vtt les cotes a cotes ,les skies doo, et l été en tout ka c est mon opinion merci

18 janvier 2019

Chantal Fiset

Il pourrais même y faire un musé pour raconter l'histoire de Duhamel et des environs !! AH que je suis déçu !! Ou est-ce que l'ont s'en va ???

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