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16 septembre 2018

Louis-Charles Poulin - lcpoulin@lexismedia.ca

Raviver la passion de la lutte à Buckingham

Lutte

©Le Bulletin - Louis-Charles Poulin

Un gala de lutte familiale sera présenté, le 21 octobre à 14h30, à la Salle des Chevaliers de Colomb de Buckingham.

SPECTACLES. Les nostalgiques de la bonne vieille lutte avec Hulk Hogan, Macho Man et Ultimate Warrior pourront bientôt revivre cette époque et la faire découvrir à leurs jeunes enfants à Buckingham.

C’est le souhait de Martin Villeneuve, Derick Clément, Éric Carpentier, trois lutteurs de la Lièvre, et Guillaume Charbonneau de Cantley, qui présenteront un gala de lutte, le 21 octobre à 14h30, à la Salle des Chevaliers de Colomb de Buckingham.

Sous la bannière de la Gatineau Pro Wrestling (GPW), une association que ces quatre «fanatiques» de lutte ont créée, ils présenteront des spectacles de lutte familiale à Buckingham chaque mois. «À Buckingham, quand tu fais un party, toute la ville vient. Les gens se tiennent ensemble ici et c’est l’une des grosses raisons pourquoi on a choisi Buckingham comme emplacement», ajoute M. Clément.

Dans le ring, ces quatre lutteurs qui comptent une vingtaine d’années d’expérience dans les circuits indépendants sont plutôt connus sous des noms comme la Momie, Casey «Crow» Katana, Thunder, le Prédateur, le Joker ou encore KnightMan.

Ces pères de famille ont principalement évolué au départ à Gatineau au sein de la défunte Canadian Pro Wrestling (CPW) et depuis une dizaine d’années au côté d’un pilier de la lutte au Québec, Jacques Rougeau. D’ailleurs, c’est de M. Rougeau qu’ils ont acheté l’arène à la suite de l’arrêt de son spectacle et de la fermeture de son école récemment.

«On a toujours voulu faire de la promotion de lutte», affirme M. Villeneuve qui est bien heureux que Jacques Rougeau leur ait, en quelque sorte, «donné le flambeau» afin qu’ils puissent organiser eux-mêmes leurs propres galas.

«Jacques nous a vraiment montré comment produire des spectacles», mentionne-t-il. Ceux-ci promettent de la «bonne vieille lutte familiale de bon goût et de qualité» lors de leurs propres spectacles. Il n’y aura pas de vulgarité et de sang, alors que le spectacle sera plutôt axé sur des personnages avec des costumes soignés et sur les prouesses athlétiques à l’intérieur de l’arène.

Une vingtaine de lutteurs seront au rendez-vous, puisque les promoteurs de lutte ont prévu une somme d’environ 1300 $ par gala pour débuter pour attirer des talents des divers circuits indépendants.

Si les galas font régulièrement salle comble, il n’est pas impossible que des lutteurs ayant œuvré dans la World Wrestling Entertainement (WWE) soient invités éventuellement. Même que des lutteurs œuvrant au sein de la GPW pourraient possiblement être appelés à faire le saut à la WWE un jour, envisagent les quatre hommes.

Selon eux, «la ligne est mince» entre les circuits indépendants et la WWE, alors que le niveau de lutte est comparable. «Je dirais même que le talent est meilleur dans les galas indépendants», affirme M. Charbonneau. Ils mentionnent que les circuits indépendants du Québec ont formé des lutteurs qui ont connu du succès à la WWE, comme c’est présentement le cas de Kevin Owens et Sami Zayn.     

Les quatre lutteurs sont catégoriques, ce n’est pas pour faire de l’argent qu’ils organiseront leurs spectacles, puisque les profits seront réinvestis pour que le prochain spectacle soit encore plus «grandiose». De plus, ils planifient de remettre un certain pourcentage des profits pour supporter des causes ou des organismes de la région. «On veut vivre notre passion et la partager. On veut aussi redonner à la communauté», soutient M. Charbonneau.

Une école de lutte

Ayant déjà subi plusieurs suplex, chokeslam et bodyslam, les quatre athlètes sont conscients qu’il leur reste moins d’années de lutte devant eux que derrière eux. Ils aimeraient bien pouvoir «donner le flambeau» à de jeunes lutteurs locaux qu’ils auront formés éventuellement.

C’est pourquoi ils souhaitent offrir des cours de lutte professionnelle à Buckingham à prix abordable. Déjà le 22 décembre, ils prévoient enseigner quelques techniques aux personnes intéressées avant leur gala qui se fera en soirée.

L’acquisition d’un local où un ring pourrait être installé en permanence fait aussi partie des plans à long terme de la GPW. L’idée de créer un «Wrestlemania» régional, en remplissant un aréna du secteur, en collaboration avec d’autres associations fait aussi partie des plans futurs. «Rome ne s’est pas bâti en un jour, donc tout va se faire en temps et lieu», concluent les quatre amis qui espèrent recevoir l’appui de la communauté avec leur projet.    

Des billets seront disponibles, dans le secteur, à la Salle des Chevaliers de Colomb et au Dépanneur 10/10 à Thurso au coût de 15$ en prévente et à 20 $ à l’entrée. Pour plus d’informations : GPW Wrestling sur Facebook.

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