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07 Août 2018

Louis-Charles Poulin - lcpoulin@lexismedia.ca

Une vie sauvée grâce à une formation récemment suivie

©La Petite-Nation - Louis-Charles Poulin

Robert Major de Formation Langevin ainsi que Diane et Stéphane Roy des Résidences des Roy et fils.

RÉANIMATION. Les propriétaires des Résidences des Roy et fils ont sauvé la vie d’une de leur résidente grâce à des manœuvres de réanimation qu’ils venaient tout juste de voir, le mois dernier, dans une formation de premiers soins. 

C’est ce qu’ont raconté les propriétaires Stéphane et Diane Roy au journal La Petite-Nation lors d’un entretien, à Saint-Émile-de-Suffolk, à leur complexe d’hébergement multiservices. À peine un mois après avoir suivi la formation de premiers secours avec leurs employés, ils ont dû mettre les techniques apprises en application sur une vraie victime.  Alors qu’employés et résidents étaient attablés sur l’heure du midi, une résidente de 76 ans s’est étouffée avec sa nourriture, raconte-t-ils. «Un de nos animateurs a tout de suite crié haut et fort pour alerter tout le monde. Je suis arrivé et elle n’avait pas de pouls, ses lèvres étaient noires et son teint était gris», se remémore Stéphane qui a alors réalisé qu’elle était en arrêt cardio-respiratoire. Diane Roy s’est immédiatement chargée de composer le 9-1-1, alors que Joseph Roy, lui aussi propriétaire, s’est occupé de sécuriser les lieux avant de se diriger vers le défibrillateur cardiaque. 

Pendant ce temps, Stéphane s’est agenouillé auprès de la victime et a amorcé les techniques de dégagement des voies respiratoires (DVR) et de réanimation cardio-respiratoire (RCR) qu’il avait récemment apprises. «J’ai découpé le linge de la personne pour avoir un meilleur appui pour lui faire le massage. Je lui ai fait des inhalations pour lui donner de l’oxygène. Ça s’est passé très vite», se remémore celui qui est encore émotif en repensant à ces moments. Heureusement, les ambulanciers étaient déjà en route pour Saint-Émile-de-Suffolk en raison d’un appel moins urgent dirigé vers l’autre résidence de Mme Roy pour un membre brisé. «Elle s’est dirigée ici immédiatement, car c’était urgent», précise Mme Roy qui indique que les ambulanciers sont arrivés rapidement. «Quand j’ai entendu les ambulanciers arriver dans le stationnement, la dame a recommencé à respirer d’elle-même», indique M. Roy. Le défibrillateur qu’était en train d’installer Joseph n’a donc pas servi.  

La famille Roy ne s’attendait pas à devoir utiliser des techniques de réanimation aussi rapidement après leur formation. «En me levant ce matin-là, ce n’était pas ce que j’avais envisagé comme plan dans ma journée. Ça te défait une journée et même la semaine», fait savoir M. Roy heureux d’avoir été en mesure de sauver la vie de cette dame. La Petite-Nation n’a pas été en mesure de s’entretenir avec la dame dont la vie a été sauvée. Les Résidences des Roy et fils mentionnent ne pas pouvoir dévoiler son identité en raison de sa vulnérabilité  qui exige la confidentialité. «Elle n’est pas en mesure de nous donner sa permission», spécifie la famille qui héberge dans son centre des clients en perte d’autonomie, semi-autonomes et autonomes, dont des personnes autistes, atteintes d’Alzheimer, de démence, etc. «On ne lui a pas parlé de l’événement et elle n’en a pas parlé elle-même. Elle ne s’en souvient pas, puisqu’elle était inconsciente. Sa compréhension est limitée, donc on ne gagne rien à lui dire et elle s’en ferait avec ça», soutient Mme Roy. 

Un formateur fier de ses élèves

Robert Major, formateur chez Formation Langevin, est celui qui avait enseigné les techniques de réanimation aux employés des Résidences des Roy et fils, il y a quelques semaines. Ce dernier ne peut être plus fier, puisqu’il souligne que les techniques apprises lors de sa formation ont été appliquées de façon impeccable. «L’application exacte de protocole a été parfaite et la madame respire encore aujourd’hui et elle a encore un bout de chemin à faire. C’est merveilleux et c’est digne de mention. Parfois, les gens vont mettre en doute la technique de DVR au sol, mais ça fonctionne très bien quand c’est bien fait. Stéphane l’a prouvé.»

Déjà, lors des journées de formation, il avait remarqué que le groupe était attentif et motivé, ce qui n’est pas toujours le cas chez les différentes entreprises où il se déplace à travers le Québec. «Pour plus une place en région, ils sont bien en avant de beaucoup de places en ville. Ils ont l’un des meilleurs défibrillateurs sur le marché et du personnel formé et ils sont motivés.»Selon lui, il est important que tous connaissent les méthodes de premiers soins pour pouvoir réagir, car on ne sait jamais quand ça peut être utile. «Les gens tiennent trop souvent pour acquis que ça n’arrive qu’aux autres, mais ça va arriver quand ça va arriver. Ça peut être n’importe quand et à n’importe qui», prévient M. Major. M. Roy est bien d’accord avec ces propos. Même qu’il estime que les cours de premiers soins devraient être obligatoires et intégrés au cursus scolaire, tout comme les cours de natation.  

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