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31 juillet 2018

Antony Da Silva-Casimiro - adasilvacasimiro@lexismedia.ca

L’été bleu-blanc-rouge de Félix Bertrand

Félix Bertrand

©Photo gracieuseté

SKI ACROBATIQUE. Quand on demandera au retour des classes, ce que les élèves ont fait de leur été, Félix Bertrand lèvera la main. «Du ski», répondra-t-il.

Et oui! Pendant que les Québécois suent à grosses gouttes sous les chaleurs de Dame Nature en plein mois de juillet, l’ado de 16 ans se retrouve sur le Vieux-Continent, à dévaler les pentes enneigées de ski.

Ses camarades de classe le savent que Félix est doué. Et ce n’est pas la première fois que le spécialiste des bosses en ski acrobatique passe l’été sur des skis.

C’est le troisième été que le natif de Saint-André-Avellin traverse l’océan Atlantique, mais c’était la première fois qu’il était à Tignes, en France, comme membre de l’équipe de performance du Québec.

Il a pu se mesurer à la crème de la crème pendant plus de deux semaines sur les pentes près des frontières suisses et italiennes.

«Ç’a été mon meilleur camp. Et il y avait les membres de l’équipe nationale du Canada qui y étaient et également ceux de la France. Et des représentants de la Grande-Bretagne et de la Suède aussi. J’ai eu la chance de pratiquer ma techniques et un nouveau saut.»

Ce nouveau saut, il s’agit du cork 1800, soit le deuxième saut le plus difficile, à entendre Félix. À titre de comparatif, Mikaël Kingsbury ne l’a même pas tenté aux derniers Jeux olympiques, optant pour une approche plus conservatrice.

Si pour le moment, il le réussit bien, le champion canadien junior reconnait toutefois qu’il n’est pas encore tout à fait prêt à l’ajouter à sa routine de compétition, préférant le peaufiner. Dans le meilleur des mondes, on le verra tenter ce saut d’ici la fin de la saison.

Félix Bertrand a également eu la chance de skier «léger». Car même si la neige est toujours présente au sommet des montagnes européennes, il ne fait pas un froid de canard. Comme on peut le constater sur la photo, on peut le voir en manches courtes en pleine exécution d’un saut.

De retour au Québec, son été d’entraînement n’est pas encore terminé. «Il va y avoir les rampes d’eau, de l’entraînement en gymnase, de la trampoline, un peu de cardio et la compétition mondiale Acrobatx le mois prochain», énumère le grand athlète qui a de grandes visées pour la prochaine saison.

«Je crois que c’est l’année où j’arrive le plus en forme. Je veux faire des points sur le circuit Nor-Am et aussi des points internationaux.»

Dans le meilleur des mondes, Félix serait un membre de l’équipe nationale, aux côtés de Kingsbury, d’ici deux, voire trois ans. Soit juste à temps pour les prochains Jeux olympiques alors que le principal intéressé n’aura pas encore atteint la vingtaine.

En France au bon moment

Un autre élément qui a marqué son voyage en France. Contrairement aux deux autres années, Félix Bertrand a pu vivre deux grands moments sportifs.

Le fameux Tour de France a pris place alors qu’il séjournait dans le pays. Et tout juste avant le départ pour rentrer au Canada, une étape française se déroulait à quelques kilomètres de son lieu d’entraînement.

«Quand on revenait de Tignes, on a été stoppé sur la route à cause de ça. On a donc assisté à une étape du Tour.»

Ce qui a encore plus marqué son passage en sol français est la victoire des Bleus en Coupe du monde. Là, les Français ont célébré en grand, a reconnu Félix.

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