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29 décembre 2018

Outaouais Rock déclare faillite, mais «le Rockfest n’est pas mort»

Rockfest

©La Petite-Nation - Archives

FESTIVAL. Outaouais Rock, organisme qui chapeaute le Rockfest depuis 2008, confirme ne pas être en mesure de déposer une proposition aux créanciers de l'évènement tel que l’exige la loi sur la faillite et l’insolvabilité.

Les administrateurs d’Outaouais Rock disposaient de six mois, après s’être placés sous la protection de la loi sur la faillite et l’insolvabilité le 21 juin, pour présenter une proposition aux créanciers du Rockfest. Ceux-ci ont été incapables de trouver un acheteur ou des investisseurs dans le délai prescrit.

«Tous les efforts ont été déployés, tant au Québec, au Canada ou ailleurs dans le monde pour trouver une solution aux difficultés financières que le Rockfest a connues au début de l'été. C'est avec regret que l'on doit constater que tous ces efforts ont été infructueux. Ainsi, Outaouais Rock doit déclarer faillite à compter du 21 décembre comme le prévoit la loi», peut-on lire dans un communiqué envoyé par Outaouais Rock.

L’organisme remercie ceux et celles qui ont appuyé le Rockfest au fil des années. «La firme KPMG agira comme syndic dans le dossier.  Aucun autre commentaire ne sera fait», peut-on aussi lire dans leur texte.

«Le Rockfest n’est pas mort»

C’est ce qu’affirme le fondateur du Rockfest, Alex Martel, qui refuse de voir son festival mourir malgré la faillite d’Outaouais Rock. «La fin de cette entité ne signifie pas, cependant, la mort du festival que j’ai fondé à 17 ans et auquel je me consacre corps et âme», a-t-il indiqué sur sa page Facebook.

«Je souhaite aux anciens partenaires majoritaires, auxquels je ne suis maintenant plus lié, le meilleur des succès dans leurs projets futurs et je les remercie respectueusement pour leurs contributions envers le festival au courant des trois dernières années. J’accepte également de prendre ma part de responsabilité en tant que membre de l’ancien conseil d’administration et j’offre personnellement mes excuses les plus sincères à ceux et celles qui ont été touchés par cette malheureuse situation», dit celui qui souhaite continuer le Rockfest.

«Je me retrouve donc maintenant libre et seul aux commandes. Je reprends le contrôle de ma destinée comme ce fut le cas pour les 10 premières éditions. Il y a énormément de travail pour rebâtir ce que j’avais construit sur de nouvelles bases et réparer les pots cassés, mais je vais me retrousser les manches et continuer en gardant la tête haute», affirme M. Martel qui remercie les employés, les groupes de musique, sa famille et les festivaliers pour leur soutien.

«C’est pour VOUS [les festivaliers] que je ne baisserai pas les bras; je ne prendrai jamais votre soutien et votre amour pour acquis. Je l’ai toujours fait par passion et je vais continuer de le faire pour les bonnes raisons sans que quiconque ne puisse dénaturer mon bébé. Mon objectif est de vous permettre de continuer à vous amuser à Montebello chaque été comme c’est le cas depuis maintenant 13 ans», ajoute celui qui entend donner plus de détails sur la suite des choses dans les prochaines semaines.

Réactions politiques

Le maire de Montebello, Martin Deschênes, mentionne avoir confiance en la capacité d’Alex Martel de relancer le festival. «Ce n’est pas la fin du Rockfest, c’est tout simplement la  fin de l’organisation qui en était propriétaire. Tout est parti avec les idées d’Alex Martel et un rêve. Alex Martel est encore là, donc ça ne veut pas dire qu’il ne sera pas en mesure de recréer l’événement. Il faut rester positif. […] Je garde confiance en Alex. Il peut aussi bien rebondir et nous arriver avec des surprises», souhaite le maire, puisqu’il juge que le Rockfest représente des retombées positives pour les résidents et commerçants de sa localité.

M. Deschênes ajoute qu’il attendra de voir les propositions du fondateur du Rockfest pour la suite, mais qu’il entend l’appuyer dans ses démarches afin de garder le festival à Montebello. «Il va travailler de son côté pour voir ce qu’il est possible de faire. À sa demande, on fera une rencontre avec la municipalité pour voir ce qu’on est en mesure de faire pour l’aider et essayer d’avoir un événement en 2019. C’est certain qu’il a beaucoup de devoirs à faire de son côté avant qu’on puisse s’asseoir, car ce n’est pas la municipalité qui va faire la différence à savoir s’il y aura un Rockfest ou non cette année».

Le député de Papineau et ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, a aussi réagi à l’annonce sur Twitter. «Triste nouvelle. J’ai téléphoné à Alex Martel du @amnesiarockfest pour l’assurer que ma porte sera ouverte pour discuter d’une éventuelle relance. J’ai aussi parlé avec le maire de #Montebello et la ministre du Tourisme, @caroaubureau, avec qui je resterai en communication», a tweeté le ministre de la Famille.

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