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29 novembre 2018

Louis-Charles Poulin - lcpoulin@lexismedia.ca

L’immigration en réponse à la pénurie de main-d’œuvre

Immigration Plaisance

©La Petite-Nation-Louis-Charles Poulin

Dieudonné Hatungimana et Antoinette Bukuru, originaire du Burundi, recommandent à d’autres immigrants de faire comme eux, soit de venir s’installer dans la Petite-Nation où ils jugent que plusieurs belles opportunités sont à saisir en cette période de pénurie de main-d’œuvre.

Ce couple d’Africains, qui a immigré au pays il y a une dizaine d’années et qui a deux jeunes enfants, a fait l’acquisition de la Résidence des Aînés à Plaisance et s’est installé dans cette municipalité en juin. Ils ne regrettent aucunement d’avoir quitté Ottawa et Gatineau pour venir en s’installer en milieu rural, puisqu’ils n’ont jamais su trouver ce qu’ils recherchaient en ville.  

Comme plusieurs immigrants, le couple s’est installé à Ottawa en 2008, mais M. Hatungimana, ingénieur agronome de formation, n’a jamais été en mesure de trouver un emploi dans son domaine. Il a décidé de retourner aux études en Sciences infirmières en raison du taux de placement favorable dans ce domaine. Par la suite, le couple est déménagé à Gatineau où ils ont commencé à rêver à la possibilité de pouvoir opérer leur propre résidence pour personnes aînées.

«On était prêt à aller n’importe où au Québec pour réaliser notre projet», dit-il en confiant qu’ils avaient entamé des démarches pour se faire construire, mais qu’il était difficile de trouver un terrain et qu’ils ont été confrontés à diverses embûches. C’est alors que M. Hatungimana a découvert l’existence de la Résidence des Aînés à Plaisance qui était à vendre et sensiblement au même prix que le couple était prêt à verser pour se faire construire. Après avoir essuyé des refus de financement auprès des banques, la SADC de Papineau a permis au couple d’acquérir l’endroit.

«Plaisance, c’est notre milieu»
«J’ai remarqué qu’on était les seuls noirs ici, mais Plaisance c’est un beau village pour nous. S’intégrer dans la communauté de Plaisance n’a pas été un problème. Les enfants se sont intégrés très rapidement. Après deux jours d’école, ils avaient déjà des amis. Mes enfants ont été intégrés dans le club de soccer et avec les parties ça nous a permis de sortir un peu partout dans la Petite-Nation pour la découvrir», mentionne M. Hatungimana qui semble être tombé sous le charme de la région.

Il aurait aimé avoir été informé de l’existence de la Petite-Nation et de ses opportunités plus tôt, ce qui lui aurait évité de retourner sur les bancs d’école et de vivre quelques années plus difficiles en ville. «Si j’avais su l’existence de la Petite-Nation dès le départ, je ne serais pas retourné à l’école, parce qu’il y a des fermes ici et j’aurais simplement suivi une formation pour opérer une ferme et je serais resté dans mon domaine.»

À son avis, la Petite-Nation se doit d’être mieux connue des immigrants qui désirent venir s’installer au pays. «J’accueille pas mal de mes compatriotes pour leur faire visiter et quand ils viennent ici ils ne veulent pas quitter. Ils commencent à se demander ce qu’ils font en ville et envisagent de venir s’établir ici. J’ai de mes amis qui sont prêts à venir s’installer s’ils trouvent quelque chose à faire ici», soutient M. Hatungimana.  

Agent d’immigration
 Récemment, l’un des amis de M. Hatungimana est allé rencontrer l’agent d’immigration du Carrefour jeunesse emploi de Papineau (CJEP), Christian Daigle, qui a pour but de cibler des emplois en demande sur le territoire, de recruter des personnes immigrantes qualifiées et de s’assurer qu’elles soient bien intégrées dans leur milieu par la suite. Cela ne fait que quelques mois que le poste d’agent d’immigration a été créé au CJEP, grâce à une subvention de 60 000 $ du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI), et M. Daigle estime que les résultats sont au rendez-vous.

À son avis, M. Hatungimana et Mme Bukuru sont des «pionniers» et des «modèles» à suivre pour d’autres personnes issues de communautés culturelles. «Ils ont eu le courage d’oser venir en région pour se lancer en affaires», souligne M. Daigle qui croit que l’immigration peut permettre de combler les nombreux emplois disponibles dans la région présentement. «On a une pénurie de main-d’œuvre dans la région. Il y a des fermes à vendre, mais personne pour les acheter. La Résidence des Aînés à Plaisance était à vendre, mais il n’y avait pas nécessairement d’acheteur dans le village pour l’acheter. Avec les villages qui sont vieillissants, le déficit démographique, l’exode des jeunes et la pénurie de main-d’œuvre, il faut intégrer davantage les personnes immigrantes dans la région», affirme-t-il.

Fait intéressant, M. Daigle souligne que Transport Laplante et Fils à Plaisance vient d’accueillir six Jamaïcains. L’entreprise informe qu’elle compte en embaucher davantage dans les prochains mois  pour combler des postes disponibles

Commentaires

30 novembre 2018

Denisea

C’est important de bien les accueillir! Bienvenue «aux étrangers»!!

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