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21 novembre 2018

Louis-Charles Poulin - lcpoulin@lexismedia.ca

Une année «très satisfaisante», mais «spéciale» et «atypique»

Vignoble Petite-Nation

©La Petite-Nation-Archives

Ce sont les trois mots qui sont ressortis de la bouche des vignerons présents dans la Petite-Nation pour décrire la saison 2018 au sein de leur vignoble.

Ç’a été une saison atypique. C’est le mot qui est ressorti un peu partout au Québec. On a eu des records de chaleur incroyable et une quasi-sécheresse dans la région de l’Outaouais et dans la Petite-Nation particulièrement. On a eu de longues périodes avec très peu de pluie», mentionne le copropriétaire du Domaine des Météores, André Cellard. Selon ses connaissances, lorsqu’on a des températures chaudes, on peut s’attendre à une «année exceptionnelle» comme ce fût le cas en 2012 et 2016. Cependant, il a peut-être fait trop chaud cet été, se questionne M. Cellard, puisqu’on parle plutôt d’une «année correcte» pour 2018.

«Le raisin n’a pas mûri aussi rapidement qu’on se serait attendu. Le mûrissement et les taux de sucre n’étaient pas au rendez-vous aussi tôt qu’on l’aurait pensé. Avec les taux et le cumul de chaleur de cet été, normalement on se serait attendu à récolter facilement dans la deuxième semaine de septembre, mais ça n’a pas été le cas. Il a fallu attendre en octobre pour aller chercher des taux de sucre moyens. Ce qu’on pense comprendre, c’est qu’il a fait tellement chaud que la vigne s’est mise en dormance», analyse M. Cellard en ajoutant que l’été a été «humide» et «déstabilisant».

«En termes de quantité, c’était moyen aussi», ajoute-t-il en raison des temps froids. «Entre Noël et le jour de l’an l’année passée, il y a eu presque pas de neige, mais il faisait -35 degrés. Avec ces gros froids-là et le peu de neige, beaucoup de bourgeons sont morts», informe-t-il. «Ça été une année dans les normes, mais ça été moins bon que ce qu’on aurait pu espéré avec la température chaude qu’on a eue. C’est une année atypique et correcte en termes de mûrissement et une année moyenne en termes de quantité», résume-t-il en spécifiant qu’il faut tout de même s’attendre à ce que les vins de la cuvée 2018 soient de qualité.

Au vignoble Ste-Angélique, on qualifie la saison 2018 «d’assez spéciale», alors qu’on a remarqué que la croissance des vignes a été ralentie par les températures chaudes et sèches. «Les raisins sont un peu moins gorgés cette année, donc on aura probablement des taux d’alcool moins élevé. La qualité va être bonne par exemple, car les taux d’acidité sont bas, donc ça devrait faire du bon vin. On a un petit plus de quantité que l’année dernière», explique le copropriétaire du Vignoble Ste-Angélique, Nicholas Carrière. «Avec les bas taux d’alcool, ça va être une bonne année au niveau de notre mousseux», se réjouit-il.

Du côté du Mont-Vézeau, qui cultive la vigne, la fraise et la framboise, on définit l'année comme étant une «très bonne saison», mais reconnaît que le mûrissement des vignes fût particulier en 2018. «On ne peut pas dire qu’on est allé chercher un surplus au niveau du mûrissement, puisque la saison est partie très lentement. Il a fait froid en juin et très chaud en juillet et août, mais on est très satisfait de notre saison», commente Linda Boulianne, copropriétaire du Mont-Vézeau, qui s’attend à produire des vins de qualité cette année.

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