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20 Octobre 2018

Louis-Charles Poulin - lcpoulin@lexismedia.ca

Un banc qui créé des amitiés

Un banc qui créé des amitiés

©Photo gracieuseté

Les élus du banc de l’amitié de cette année.

INITIATIVE. Tout comme le fait Forrest Gump dans le film culte sorti en 1994, les élèves de l’école Adrian-Guillaume, située à Chénéville, peuvent s’asseoir sur un banc, le banc de l’amitié, pour déballer leur histoire et être écoutés. 

Depuis l’arrivée du banc de l’amitié dans la cour d’école, il y a environ trois ans, les élèves qui en ressentent le besoin peuvent aller s’y asseoir pour être rejoints par un élève responsable pour discuter d’un problème ou d’une situation conflictuelle qui est survenue. Cette initiative est née d’un projet entrepreneurial qui a été porté par les jeunes de l’école primaire sous la supervision de la TES de l’école Adrian-Guillaume, Mélissa Drolet.

«Dans toutes les écoles, la cour de récréation c’est souvent là que les enfants vivent beaucoup d’émotions négatives. Ils vivent des conflits, se font ridiculiser, se font bousculer, vivent du rejet et de l’isolement. Je constatais que c’était très présent à l’école ici et on a une grande cour aussi. Même s’il y a des adultes qui sont bienveillants, c’est impossible de voir toutes les subtilités des comportements des enfants, d’être à l’affût et de prévenir», explique celle qui trouvait important d’aménager un endroit où les élèves intimidés pouvaient aller pour recevoir du soutien rapidement, soit le banc de l’amitié. 

Il n’est pas permis d’aller se reposer sur le banc ou de jouer à proximité, l’endroit est strictement réservé aux élèves qui ressentent le besoin de s’y rendre pour être écouté. Afin que les surveillants de la cour d’école puissent continuer à zieuter la cour d’école, ce sont des élèves responsables de chaque niveau scolaire qui ont été élus par leurs pairs qui ont la tâche d’aller aider les élèves assis sur le banc. Pour élire les douze représentants du banc de l’amitié, les élèves ont dû choisir les élèves qu’ils considéraient comme les «amis idéals» qui sont toujours patients, souriants, généreux et capables d’écouter.

Mme Drolet se réjouit de voir que les jeunes qui ont été élus ne sont pas ceux qui sont «cool, sportif, populaire et que tous veulent être comme lui», mais plutôt ceux qui «sont de bons élèves, qui ne dérangent pas, qui sont plus introvertis, ceux qui ne sont pas premier de classe et habituellement mis de l’avant», confie-t-elle. «Ils ont été reconnu par leurs pairs comme étant les meilleures personnes et les plus beaux petits humains qu’on a», ajoute-t-elle visiblement émotive de voir que le banc de l’amitié a permis de valoriser ces élèves.

«Il y avait une élève élue, Mandy, que je n’avais jamais vu parler et s’exciter ou sauter. Quand on a sorti le banc dehors, elle était toujours là sur le banc pour aider les 2e année, les 5e et les 6e année», remarque Mme Drolet. «C’est arrivé de voir le grand garçon de 6e année assis sur le banc parce qu’il était dépassé, car il venant de se chamailler se faire aider par le petit représentant de 1ère année et d’aller se balancer avec lui ensuite pour le reste de la récréation. Ça permet de créer des nouvelles relations entre les différents niveaux.»

Pour finir, Mme Drolet estime que ce genre d’initiative pourrait être bénéfique dans d’autres endroits comme des maisons pour personnes âgées, des maisons de transition ou encore des maisons de jeunes.  

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