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17 Octobre 2018

Louis-Charles Poulin - lcpoulin@lexismedia.ca

Une occasion d’accroitre la sensibilisation pour Prévention César

Légalisation du cannabis

Une occasion d’accroitre la sensibilisation pour Prévention César

©Photo Archives

MARIJUANA. Prévention César estime que la légalisation du cannabis à des fins récréatives fera en sorte qu’il sera moins tabou de parler de cette drogue et plus facile d’informer les jeunes sur ses effets. 

C’est ce qu’a mentionné l’intervenante en toxicomanie de Prévention César, Élise Turpin, en entrevue avec le journal La Petite-Nation. «Par rapport à la légalisation, je trouve que c’est une bonne chose en lien avec la prévention. Ça va nous permettre d’en parler davantage. Dans le cadre de mon travail, je suis en accord avec ça parce qu’on va être en mesure d’aider des gens qui n’osaient pas venir chercher de l’aide puisque c’était illégal auparavant. On va pouvoir donner la bonne information aux jeunes», explique-t-elle.

Mme Turpin a comme mandat de faire de la prévention et de sensibiliser les jeunes de la Petite-Nation de 12 à 17 ans dans les maisons de jeunes et les écoles du territoire. «On peut profiter de la légalisation, étant donné que c’est très médiatisé, pour avoir une réflexion avec les jeunes pour mieux les encadrer.» Mme Turpin rappelle que la consommation de cannabis demeurera illégale pour la clientèle qu’elle côtoie, mais elle en bien au fait que certains «curieux» en consomment même s’ils sont mineurs.

L’intervenante en toxicomanie informe que l’année de la légalisation de la marijuana à des fins récréatives au Canada concorde avec l’année où Prévention César a adopté un nouveau programme «tout chaud, à jour et reconnu» de prévention continue pour les élèves en milieu scolaire. Avec le nouveau programme A.D.O.S. (Aider, développer, outiller et sensibilisé), davantage d’ateliers, mieux adaptés aux jeunes selon leur âge, seront offerts dans les écoles de la Petite-Nation. «On a maintenant dix ateliers au secondaire, alors qu’avec notre ancien programme on en avait six. On va être beaucoup plus présent au secondaire. On a beaucoup plus de chance d’envoyer un message au moment où les jeunes seront plus concernés et curieux par rapport à la consommation», dit-elle.

Mme Turpin indique que les ateliers offerts à la fin du primaire et au début du secondaire aux élèves viseront principalement à développer leurs compétences personnelles. «Par exemple, l’estime de soi ou le contrôle de ses émotions pour que ça devienne un facteur de protection pour qu’ils ne se laissent pas influencer négativement en grandissant et qu’ils ne se tournent pas vers la consommation.» Les ateliers offerts aux élèves de 3e secondaire et des niveaux plus élevés, soit à l’«âge critique» où certains expérimentent certaines substances, aborderont davantage les drogues et leurs effets, informe Mme Turpin.

Elle précise qu’un atelier sur le cannabis est prévu pour les élèves de 3e secondaire. «On va développer le jugement critique des élèves face aux différents messages véhiculés. On veut les amener à connaître les risques d’en consommer, défaire les mythes et comprendre la fameuse loi de l’effet», dit-elle. «L’atelier va permettre de pouvoir leur donner les bonnes informations. Ce sera ensuite aux jeunes de se faire leur propre opinion à partir des informations objectives.»

Pour finir, Mme Turpin invite les jeunes à ne pas hésiter à lui téléphoner chez Prévention César pour toutes inquiétudes. «On veut que les jeunes nous contactent, pas juste pour leur propre consommation, mais aussi s’ils sont préoccupés par la consommation d’un parent ou d’un proche». Informations : 819 308-1010. 

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