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14 Octobre 2018

Louis-Charles Poulin - lcpoulin@lexismedia.ca

Le Monarque mise sur la générosité de la communauté

Le Monarque mise sur la générosité de la communauté

La Résidence Le Monarque remercie la communauté pour sa générosité.

GÉNÉROSITÉ. Les événements au profit du Monarque se sont multipliés dernièrement et la communauté devra continuer sur cette lancée, alors que l’organisme espère pouvoir débuter la construction de sa nouvelle résidence de soins palliatifs au printemps 2019.

Tournoi de golf, Randonnée de motos, souper, brunch et courses de bateaux dragons sont quelques-uns des événements qui ont permis récemment à la Résidence Le Monarque de renflouer ses coffres, indique la directrice et fondatrice de l’organisme, Manon Cardinal. «On voit beaucoup d’activités organisées par des gens de la communauté. C’est vraiment plus présent cette année. Les gens s’impliquent plus pour amasser des fonds pour le Monarque», indique-t-elle en spécifiant que le gouvernement du Québec subventionne environ la moitié du budget de fonctionnement de l’organisme qui s’élève à un peu moins de 800 000$ annuellement.

Ce qui veut dire que la Résidence Le Monarque doit se fier sur la générosité de la communauté pour aller chercher environ 400 000$ chaque année pour fonctionner.
Cette somme n’inclut pas le montant approximatif de 2,5 millions de dollars que pourrait coûter la construction d’une nouvelle résidence à Plaisance pour que l’organisme, présentement situé à Montebello, y emménage éventuellement.

«On prévoit débuter la construction au printemps 2019, si on a les sous. On ne veut pas prendre d’hypothèque, car on doit déjà aller chercher beaucoup d’argent chaque année. On espère recevoir de l’aide de particuliers qui ont beaucoup de sous. On va approcher des gens d’affaires qui pourraient nous aider à construire. L’idéal serait que des gens de la communauté nous fassent une partie des travaux gratuitement pour s’en sortir à moindres coûts», mentionne Mme Cardinal en confiant qu’un architecte travaille déjà à l’élaboration des plans et que des appels d’offres ont été lancés pour l’embauche d’ingénieurs. «On veut développer d’autres services, donc c’est pour ça qu’on veut se construire. On veut ouvrir un centre de jour pour les gens qui ont 18 mois de vie et moins pour les accompagner pendant la maladie», dévoile celle qui envisage peut-être l’ouverture d’une petite clinique.

«On a beaucoup de projets et on a besoin de plus d’espace. Avec quatre acres de terrain, ce sera plus facile d’agrandir un jour», remarque Mme Cardinal. Puisque les municipalités de l’est de Gatineau et de la Lièvre sont desservies par le Monarque, elle indique qu’il est important de se rapprocher en s’établissant à Plaisance. «Les gens de ces secteurs-là nous trouvent un peu loin à Montebello.» 

Mme Cardinal précise que l’organisme a même offert des services à des personnes de Hull, Gatineau, Hawkesbury et Grenville-sur-la-rouge lorsque l’un de ses six lits était inoccupé et que la liste d’attente était vide. «Quand on peut desservir la population de l’extérieur, s’il n’y a pas de lit ailleurs près d’eux, on les reçoit» 

Véritable passionnée, Mme Cardinal occupe deux postes au sein de la Résidence Le Monarque, soit celui de directrice générale et de coordonnatrice des soins. Cela permet à l’organisme d’économiser environ 40 000 $ chaque année en ayant un salaire de moins à payer, informe-t-elle.

«Travailler avec les personnes en fin de vie, je trouve que c’est riche et qu’on apprend beaucoup de choses. Je vois vraiment que je fais une différence dans la vie des familles et sur comment ils vivent leur deuil après. Mon conjoint est décédé d’un cancer, donc j’ai vraiment vu la nécessité d’accompagner les personnes en fin de vie», confie celle qui est infirmière depuis 35 ans.

D’ailleurs, elle observe un intérêt grandissant pour les soins palliatifs chez les nouveaux diplômés.  Après l’obtention de leur diplôme, trois médecins en fin de formation devraient s’ajouter à l’équipe du Monarque qui compte déjà deux médecins, sept infirmières et neuf préposés.

«Ce ne sont pas tous les médecins qui veulent travailler à l’urgence, il y en a de plus en plus qui ont la passion pour les soins palliatifs. On en parle plus dans les cours de médecine et c’est plus développé.»

Depuis son ouverture, le 25 août 2014, plus de 450 résidents en fin de vie ont séjourné à la Résidence Le Monarque. «Les gens sont très satisfaits des soins», conclut Mme Cardinal.

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