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11 Juillet 2017

Louis-Charles Poulin - lcpoulin@lexismedia.ca

Deux frères au Championnat mondial de Dryland

©Photo : SOPHIE DESBIENS

DRYLAND. Les frères Charles et Nicolas Bélanger ont été sélectionnés pour représenter le Canada en canicross au Championnat du Monde IFSS 2017 de Dryland, du 23 au 26 novembre, en Pologne.

Le canicross est une discipline sportive de chiens attelés sur terre où le coureur et le chien sont attachés afin de courir ensemble.  Lors de la compétition, Charles sera âgé de 15 ans et compétitionnera chez les juniors et Nicolas aura 18 ans et devra courir dans la catégorie adulte. Ensemble, ils forment l’équipe des CaniKazes. Selon leur entraîneur et le président de l’Association des entraîneurs de chiens attelés de la Petite-Nation (AECA-PN), Jean-Marie Bélanger, ses deux fils sont «considérés par leurs pairs comme les meilleurs au pays et parmi les meilleurs au monde». Il ajoute que Charles excelle dans sa discipline au même titre que les hockeyeurs de la région, Guy Lafleur et Stéphane Richer, se démarquaient dans leur sport. «Charles c’est un prodige du canicross et il est épatant», affirme-t-il.   

M. Bélanger est accompagné par Karen Kohler, qui s’est démarquée à l’international en dryland,  pour entraîner ses garçons. De plus, plusieurs personnes les aident à élaborer un programme et des techniques d’entraînement et à développer des équipements afin de permettre aux deux athlètes de bien s’entraîner de façon sécuritaire. «Souvent, les athlètes commencent à courir à 18 ans et arrêtent à 25 ans, parce que c’est intense le canicross. Notre objectif qu’on s’est donné toute la gang qui entoure les CaniKazes, c’est de leur permettre de courir jusqu’à 40 ans et de faire aussi la même chose avec les nouveaux qui commencent», dit celui qui compare l’intensité du canicross à celle du rodéo avec un taureau. Selon lui, le coureur et son chien peuvent atteindre une vitesse de 35 km/h. «Tu cours à la vitesse du chien et ça peut aller aussi vite qu’un sprinteur qui fait un 100 mètres.»

En Pologne, il ne sera pas possible pour les deux frères de courir avec leurs compagnons habituels, soit Elvis, Oodle, Charlie et Much, puisque cela serait compliqué et coûterait cher. Ils tentent présentement de trouver des chiens eu Europe pour courir avec eux lors de la compétition. «Depuis qu’ils sont aux couches, mes garçons ont grandi avec des chiens. Ils ont la capacité d’établir une relation avec un animal très rapidement», dit M. Bélanger. Il n’est pas inquiet que ses deux athlètes soient en mesure de s’adapter et de compétitionner contre les meilleurs au monde.

Pour participer au Championnat du monde, les deux frères doivent amasser près de 5000 $. Les mardis et les vendredis soirs et les samedis matins, ils se rendent au 10, montée Dumouchel à Saint-Sixte afin d’initier les personnes intéressées au Dryland au coût de 5 ou 10 $. Si la tendance se maintient, près d’une centaine de personnes de la région devrait pratiquer régulièrement le Dryland d’ici la fin de l’été grâce à leur initiative. Une page de sociofinancement est également en ligne pour aider Nicolas et Charles : https://www.youcaring.com/lescanikazes-867675

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