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Le «dernier des Baronets» s'amène à Notre-Dame-de-la-Paix


Publié le 8 août 2017

Avec la sortie récente de nouvelles chansons des Baronets, Jean Beaulne souhaite rendre hommage aux deux autres membres du groupe, Pierre Labelle et René Angélil, tous deux décédés.

©Photo tirée de l’autobiographie de Jean Beaulne

ARTISTE. Le documentariste et artiste Jean Beaulne sera au Festival de la Patate, à Notre-Dame-de-la-paix, le 12 août, pour faire la promotion de son autobiographie et d’un nouvel album enregistré à New York en 1965 avec son groupe Les Baronets. 

La compagnie de disques qui avait enregistré cet album a déclaré faillite quelques semaines après la production du disque et celui-ci est resté sur une tablette pendant plus de 50 ans sans jamais avoir été entendu du public. «L’année passée, un gars de la Californie m’a téléphoné pour m’envoyer le contenu du disque qu’il a retrouvé en me disant que j’étais le seul qui pouvait faire quelque chose avec ça, puisque Les Baronets sont connus au Québec», mentionne le dernier membre du groupe à être toujours vivants, puisque Pierre Labelle est décédé en 2000 et René Angélil en 2016. «L’écoute de ce disque me rappelle des souvenirs extraordinaires», confie l’homme de 75 ans qui affirme avoir «eu une vie assez remplie».

Après avoir quitté Les Baronets en 1970, M. Beaulne raconte avoir «mis au monde» plusieurs artistes, notamment, France Castel, Joël Denis, André-Philippe Gagnon, Mario Pelchat, Marina Orsini et les Bel Canto en tant qu’imprésario, producteur d’albums et aussi grâce à la création «du premier Star Académie de l'époque» qui se nommait La Relève super talents. En 1995, il s'installe à Los Angeles pour travailler en cinéma où il rencontre plusieurs vedettes sur des plateaux de tournage, entre autres, Robert De Niro, Al Pacino, John Travolta, Michael Douglas et Sandra Bullock. En 2000, il revient au Québec pour produire des documentaires et son premier sujet sera Monsieur Pointu. En tant que documentariste, il va côtoyer d’autres vedettes, dont Barbra Streisand, Quincy Jones, Tony Bennett et Jon Voight pour la réalisation d’un documentaire sur le musicien et compositeur Michel Legrand. Ce film va le mener dans une saga judiciaire de plusieurs années qu’il va finalement perdre en 2015. 

Je réalise que ce que j’ai réussi dans le passé, c’est parce que j’étais audacieux et fonceur.

Jean Beaulne

Depuis la récente sortie de son autobiographie intitulée Le dernier des Baronets, M. Beaulne est présent dans plusieurs salons du livre et festivals. «J’aime bien rencontrer les gens et partager mes souvenirs avec eux», dit celui qui donne aussi des conférences. «Je réalise que ce que j’ai réussi dans le passé, c’est parce que j’étais audacieux et fonceur. J’ai eu des moments difficiles et j’ai parfois été au fond du baril, mais je n’ai jamais lâché. Mon livre, c’est un exemple pour les jeunes qui ont un avenir quelconque à réussir», conclut-il.