Bonhomme Sept Heures lance son EP


Publié le 20 mars 2017

La conciliation musique-famille est importante pour le groupe.

©Photo gracieuseté

MUSIQUE. Le groupe de musique rock de la Petite-Nation, Bonhomme Sept Heures, lancera son EP, le 23 mars à 19h, au Pub Le St-André.

Intitulé Sept heures moins une, ce EP contient quatre chansons produites par Normand Veillette, chanteur et guitariste, Luc Poirier, lui aussi chanteur et guitariste, Simon Carrière, bassiste, et Guillaume Cormier, batteur, qui rassemblés ensemble deviennent «les bonhommes» après avoir couché leurs enfants. «À sept heures moins une, on couche la marmaille et les papas se transforment en rockeurs. […] On a une fierté d’avoir une gymnastique et une logistique irréprochables envers notre famille. Le deal avec nos blondes, c’est qu’on couche les enfants et après on joue de la musique», fait savoir Normand Veillette en précisant que les membres du groupe, tous dans la trentaine, ont pris la décision de prioriser leur famille avant la musique. «On aimerait devenir des genres de modèles pour les pères et les mères dans la trentaine et les encourager à poursuivre leurs rêves artistiques», dit-il en voulant démontrer que la conciliation famille-musique est possible.  

On a des influences de la progression du rock des années 60 aux années 2000. On a un peu de Neil Young, de Jean Leloup, de Bob Dylan, de métal et de punk style Sex Pistols. On a un style de musique éclectique qui va toucher à plusieurs styles. On a des influences, mais on ne peut pas nous comparer à personne d’autre, puisqu’on est nous-mêmes. C’est important pour nous de rester authentique dans notre création. -Normand Veillette

Un soir par semaine, les quatre musiciens se rassemblent dans leur «laboratoire musical» qu’ils surnomment «le vaisseau» pour composer et pratiquer. «Les bonhommes, quand on va pratiquer chez notre bassiste Simon Carrière, on dit qu’on est dans «le vaisseau» parce qu’à chaque fois ce n’est pas le même voyage qu’on fait, parce qu’on cherche des nouvelles sonorités et dimensions à chacune de nos chansons», mentionne-t-il en précisant que la formation rock a travaillé sur leur EP durant les trois dernières années. «Notre EP, c’est un peu comme une carte de visite pour les festivals et les événements. Ça permet de tester le matériel et voir quelle est la perception des gens face à notre musique», croit M. Veillette.

Il explique que la première piste du EP s’intitule «Sur le pouce câlisse» et raconte un roadtrip de l’Outaouais jusqu’en Abititibi-Témiscamingue, puisque deux membres du groupe viennent de cette région. La deuxième chanson qui s’intitule «J’étais là» parle de  «la consécration de la naissance à la mort d’un héros local rural», dont a été témoin M. Veillette. Le troisième titre, «Vagabonde forêt», représente deux gars qui vont se perdre dans le bois. «On est tous perdu à un moment ou un autre dans notre vie et on a tous le goût de se retrouver dans la nature», croit le guitariste. La dernière chanson nommée «Nouveau Monde» représente le monde à l’envers. «C’est vraiment de prendre la planète terre dans une boule et de la secouer pour tout inverser.»

Après le lancement du EP, Bonhomme Sept Heures veut se concentrer sur la production d’un album complet comprenant une dizaine de compositions. «On va prendre notre temps. On a pris trois ans pour faire le EP et on devrait en prendre environ quatre avant de sortir un album», conclut-il.

Le coût est de 10$ pour assister au spectacle de lancement, obtenir une copie du EP ainsi qu’une bière au Pub Le St-André.