Au quotidien, des individus uniques et spéciaux marquent notre vie au point de vouloir la changer. J’ai eu la chance d’interviewer Alex Martel, un homme n’hésitant jamais à transmettre sa passion pour la musique tout en se fixant de nombreux objectifs. Durant cette conversation, nous avons discuté de son groupe Deadly Apples, du Petite-Nation Rockfest, ainsi que de sa philosophie de vie toujours en lien avec la musique.
Son histoire
Natif de Montebello, il traçait, dès l’adolescence, son chemin. Il laissait entrer dans son environnement ceux désirant en faire partie alors qu’il se foutait complètement des jugements; lui le rebelle du Séminaire du Sacré-Cœur. Il avait déjà commencé à se forger son identité sans se soucier de ce que les autres pouvaient bien en penser.
Par la suite, lors de ses études au Cégep de Saint-Jérôme, il s’est impliqué au sein de la radio étudiante. Étudiant dans le domaine des médias et littérature, il s'est découvert une nouvelle passion, l’organisation de spectacles afin de pallier un manque d’activités de son école. Au même moment, il avait envie de créer un festival rassembleur pour tous les amateurs de musique rock dans son patelin à Montebello. L’idée a germé dans sa tête pour devenir le Petite-Nation Rockfest. Ensuite, il a occupé quelques emplois d’été en plus de poursuivre des études à l’Université d’Ottawa en arts, littérature et communication. Depuis, il consacre toutes ses énergies à ses deux bébés: son groupe de musique et son festival.
Alex aime, après une tournée, le sentiment de revenir chez lui. Voilà pourquoi il n’a jamais voulu déménager en milieu urbain, même s’il trouve dommage de s’y rendre parfois pour dénicher des objets ou services qui ne sont pas disponibles dans la Petite-Nation. En fait, il aime définitivement mieux vivre dans la région, même s’il doit se déplacer régulièrement pour voir des spectacles, afin de profiter de la tranquillité si importante à son bien-être.
Son grand amour pour la musique
L’univers entier de ce musicien et organisateur d’événements tourne autour de la musique. Les voyages qu’il fait lorsque son groupe est en tournée est une autre de ses passions.
À ses débuts, le son qui définissait Deadly Apples était «heavy», à la limite du métal. La formation remporte du succès en dehors de la Petite-Nation. Avec son style qu’on pourrait classifier comme étant arrogant ainsi que défoulant, cette musique fait sortir le méchant. Avec leur troisième album, ils ont trouvé leur son à eux. Pendant longtemps, Deadly Apples a été étiqueté comme un groupe rock industriel, mais leur album n’a plus ce son. De plus, les membres du groupe sont tous des musiciens professionnels.
Depuis qu’il est âgé de 16 ans, Alex Martel s’occupe de nombreuses tâches au sein du groupe comme la gérance et l’écriture des chansons. Sur scène, Deadly Apples peut surprendre. Effectivement, il peut arriver n’importe quoi comme casser des instruments lors de spectacles intenses. Pour Alex, il y a toujours eu un aspect psychologique et thérapeutique qui fait en sorte que la scène est un exutoire. Pour lui, c’est une bonne thérapie puisqu’il exprime une facette inconnue de sa personnalité.
L’évolution de Deadly Apples s’est faite rapidement. Le groupe est maintenant en contact avec différentes maisons de disques plus connues. Les membres ont un son particulier en étant plus créatifs et accrocheurs. Avec leurs textes dégageant une profondeur, le groupe veut que les admirateurs s’approprient les chansons.
Le Petite-Nation Rockfest
Le Petite-Nation Rockfest a vu le jour en 2005. En tant que président, Alex Martel a pour objectif de développer ce festival année après année. Maintenant, cet événement reçoit plusieurs prix et distinctions, dont un Ovation de Tourisme Outaouais. Le porte-parole du Petite-Nation Rockfest 2011 sera encore Mathieu Marcotte, qui est aussi natif de Montebello.
En conclusion, la passion motive Alex Martel dans ce domaine où il apprend et se perfectionne toujours plus. Son conseil: les jeunes devraient se fixer des buts réalisables au lieu de rester à rien faire devant leur téléviseur. Aussi, ils ne doivent pas seulement parler, mais bien agir.
Cet article est écrit par Michca Lacaille, jeune journaliste bénévole. Elle s’associe au journal La Petite-Nation et à la Table jeunesse Papineau pour vous présenter une jeune personnalité de la région toutes les trois semaines dans votre journal !
