Grève tournante à la STO jeudi


Publié le 15 mars 2017

GRÈVE. Suite à une rencontre entre le Syndicat uni du transport (SUT) et la Société de transport de l’Outaouais (STO), le SUT a annoncé le déclenchement d’une grève tournante jeudi malgré le dépôt d’une offre globale de la STO.

À l’issue de la rencontre entre les deux parties et un médiateur, la STO a été avertie que la grève tournante annoncée par le syndicat aurait bel et bien lieu jeudi. Le Syndicat avait prévu utiliser ce moyen si la STO refusait à nouveau la suggestion du médiateur de déférer le dossier du renouvellement de la convention collective à un arbitre de différend.

«Suite à notre rencontre du 2 mars, l’employeur avait dit au médiateur qu’il nous enverrait des textes d’ici le 10 mars. Ils n’ont pas respecté cet engagement. Ensuite, ils ont décidé de négocier sur la place publique, ce qui est à nos yeux épouvantable, sans qu’on ait pu voir nos membres. On a fait une assemblée mardi, et on n’avait rien!», a déclaré Félix Gendron, président du SUT.

La STO avait annoncé aux médias le dépôt d’une offre globale mercredi à 14 h 15, soit 45 minutes avant la rencontre avec le syndicat. Dans cette offre, la STO proposait notamment une série de hausses salariales rétroactives de 1,5 % par année pour 2015, 2016 et 2017. Une hausse de 2 % serait établie en 2018, puis une autre de 2,5 % en 2019.

«Dans notre livre à nous, ce n’est pas une offre globale quand on met juste six points pour essayer de régler un conflit. Nous avons réitéré que si M. Carpentier et son monde acceptaient l’offre du médiateur d’aller en arbitrage, ça mettait fin au conflit et on allait en arbitrage. Pourquoi est-ce qu’ils ont si peur d’aller en arbitrage s’ils disent que nos offres sont déraisonnables? Ça fait deux ans qu’on négocie. Ils disent que ça coûte cher, mais ils judiciarisent tous les dossiers au complet.»

Selon Félix Gendron, l’arbitrage permettrait au Syndicat d’avoir un filet de protection lors des négociations. Il ajoute que l’arbitrage n’empêche pas les parties de s’asseoir de bonne foi et de négocier. 

Gilles Carpentier
TC Media – Yannick Boursier

Du côté de la STO, on «déplore que le syndicat prenne la population en otage en refusant de discuter de l’offre déposée qui aurait favorisé un règlement du conflit dans les meilleurs délais au bénéfice de la population, de la clientèle, des contribuables et de tous les employés de la STO dont les chauffeurs et employés de l’entretien», a laissé savoir Céline Gauthier, responsable des affaires publiques à la STO.

La STO avait présenté mercredi une requête au Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) de déclaration de grève illégale en vertu de l’article 91 du Code canadien du travail qui exige un délai de 72 heures entre l’annonce d’une grève et sa tenue. Le CCRI a rejeté la demande.

Pour la suite des choses, ça sera une journée de grève tournante pas semaine. Le SUT prévoit avertir la clientèle 24 h à l’avance.

La STO invite la clientèle à prévoir des moyens alternatifs pour se déplacer aujourd’hui tel le covoiturage. La Ville de Gatineau met à la disposition des usagers de la STO 500 places de stationnement supplémentaires au centre Robert-Guertin au 25, rue Carillon.