Le Club Spyder Outaouais a officiellement été lancé jeudi lors d’un rassemblement dans le stationnement du commerce Loiselle Sports, dans le secteur de Gatineau. Déjà, une quarantaine de personnes ont joint ses rangs.
L’initiative est venue il y a un an lorsqu’une poignée de propriétaires se sont réunis puis a finalement abouti par un projet concret. «Nous nous sommes dit pourquoi on ne lance pas un club avec nos propres activités, surtout qu’il n’y en avait pas dans la région. Finalement, on a dû s’inscrire comme un organisme sans but lucratif pour respecter les aspects légaux», soutient la présidente Sylvie Hébert.
Diverses randonnées sont déjà à l’horaire durant les prochaines semaines. Les distances et trajets varient passablement puisque les destinations sont situées autant dans la région qu’ailleurs au Québec, en Ontario ou même aux États-Unis. «Ça va créer de beaux liens d’amitié», dit-elle.
Elle-même conductrice de ce véhicule à trois roues dont le prix varie entre 20 000 et 31 000$ depuis l’an dernier, Mme Hébert avoue avoir été très réticente au départ. Mais son conjoint a réussi à la convaincre d’empoigner le volant.
«Je ne voulais rien savoir de ça au début, j’avais peur, car je n’avais jamais conduit une moto. Finalement, j’ai suivi le cours obligatoire (durée de sept heures) et j’ai rapidement gagné de la confiance. Tu n’as pas besoin de ton équilibre là-dessus, ni de te pencher. C’est très sécuritaire», affirme-t-elle.
«Je ne voulais rien savoir de ça au début, j’avais peur, car je n’avais jamais conduit une moto. Finalement, j’ai suivi le cours obligatoire (durée de sept heures) et j’ai rapidement gagné de la confiance. Tu n’as pas besoin de ton équilibre là-dessus, ni de te pencher. C’est très sécuritaire» - Sylvie Hébert, présidente, Club Spyder Outaouais
Précisant qu’il est ardu d’avancer une estimation du nombre de Spyder en circulation en Outaouais, Sylvie Hébert indique que c’est surtout les notions de liberté et de stabilité qui séduit les gens avec ce bolide. «C’est le même prix qu’une moto Harley-Davidson, mais c’est un autre monde, un autre style. Il y a deux modèles (sport ou touring), alors tout dépend de ce que l’on veut en faire. Il y en a qui préfèrent les promenades en ville, d’autres les voyages», rajoute-t-elle.
Après l’avoir autorisé uniquement aux conducteurs de motocyclette, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) a changé son fusil d’épaule en mars 2010, jugeant que n’importe quel détenteur d’un permis de conduire de classe 5 (véhicule de promenade) aurait le droit d’être au volant d’une Spyder.
Chose certaine, le ciel bleu n’est pas une nécessité pour sortir la Spyder du garage, d’après les mordus. «Pluie ou soleil, on en fera quand même. Il faut être convenablement habillé et le tour est joué», conclut la présidente.
Infos: www.clubspyderoutaouais.com

