Une multitude de facteurs, lesquels ont été énumérés à l'écrit sur pas moins de deux pages, auront eu raison de l'événement considéré comme une institution dans la région à chaque retour du congé des Fêtes.
Le dernier tournoi de l'histoire aura donc eu lieu du 3 au 8 janvier dernier au Centre Robert-Guertin, mettant aux prises 28 équipes AAA et 12 AA.
«Il est venu le temps de tourner la page. Le hockey change et on doit s’adapter, mais on a décidé de passer à autre chose, même si l’on se doit d’être fier de ce qui a été accompli. Moi-même j’avais signifié au conseil d’administration que je ne serais pas de retour en 2013 comme président», a lancé Marco Daigle, dont l’implication aura duré 18 ans.
C’est au terme de son assemblée annuelle tenue le 22 mai dernier que le conseil a accepté à l’unanimité une résolution entérinant la disparition du tournoi mis sur pied en 1966.
Il faut dire que malgré l’optimisme des organisateurs, ces dernières années en auront été de vaches maigres pour l’événement. La conjoncture économique fait partie des causes à pointer du doigt. Non seulement l’assistance était en baisse marquée, mais l’absence ou presque des formations américaines et européennes, en raison de la valeur à parité du huard canadien, ou de l’Ouest canadien, dont les coûts de déplacement pouvaient surpasser 25 000$, auront fait très mal au Kiwanis.
Le changement de structure annoncé par Hockey Québec, qui fera passer le nombre d’équipes midget AA de 39 à 18 dès septembre, aurait probablement aussi eu raison du tournoi, sans compter le fait que les Titans d’Halifax midget AAA de la Nouvelle-Écosse prévoient organiser dès l’hiver prochain leur propre tournoi. Par conséquent, le nombre de formations provenant des Maritimes aurait été restreint, voire nul. La tenue en simultané du Tournoi midget international de Drummondville depuis deux ans aura aussi joué contre l’organisation gatinoise.
«Ce n’est pas facile aujourd’hui, même si on peut dire mission accomplie. Il n’en demeure pas moins que la vie continue. Il y a d’autres tournois en place à travers la province et dans la région. On ne pouvait plus continuer dans la même tangente» - Marco Daigle, président sortant du comité organisateur
«Ce n’est pas facile aujourd’hui, même si on peut dire mission accomplie. Il n’en demeure pas moins que la vie continue. Il y a d’autres tournois en place à travers la province et dans la région. On ne pouvait plus continuer dans la même tangente», de dire M. Daigle, précisant que la réflexion sur les différentes options s’est amorcée en janvier.
La difficulté à recruter des bénévoles ainsi que des commanditaires, la qualité en baisse des arénas gatinois ainsi que la future négociation d’un nouveau protocole d’entente avec la Ville advenant des modifications dans les niveaux de hockey présentés sont d’autres aspects ayant convaincu les membres du conseil d’aller de l’avant avec cette dure décision.
Peu de mots chez Hockey Québec
Du côté d’Hockey Québec, on a joué de prudence lorsque la nouvelle de cette dissolution leur a été apprise. «C’est certain qu’on ne souhaite pas que des événements d’une telle envergure disparaissent, sauf que nous sommes mal placés pour commenter, on ne gère pas les tournois. Le plus gros de la perte va se faire sentir au niveau local, je pense», de dire le directeur des communications et du marketing, Daniel Côté.
Quant à savoir si le fait que deux tournois importants aient lieu simultanément est déplorable, M. Côté affirme que ce n’est pas du ressort de la Fédération. «Je crois qu’on n’a pas à s’ingérer là-dedans, c’est de la régie interne. Écoutez, il a 400 tournois par saison à travers la province et la majorité a lieu entre la mi-novembre et la mi-février. C’est clair qu’il y en a qui se chevauchent là-dedans», indique-t-il.

