L’attaquant de 16 ans a réussi son premier filet le 26 novembre, dans un gain de 5-4 face au Drakkar de Baie-Comeau. «Je commençais à avoir hâte que ça arrive, lance-t-il. J’ai toujours scoré pas mal depuis mes débuts dans le hockey, y compris dans le midget AAA l’an passé. Je m’attendais à produire un peu plus ici, mais en même temps, ça ne voulait pas dire que ne jouais pas bien. Mon focus est de travailler fort pour obtenir plus de temps de glace. C’est de cette façon que les buts vont venir.»
Dunn a été laissé de côté pour 8 des 30 premiers matchs du vert et or. Un peu victime du fait que l’équipe soit restée en santé, le Gatinois s’est retrouvé plus souvent qu’à son tour sur le quatrième trio, une situation qu’il comprend parfaitement.
«Tous les joueurs de 16 ans passent par là, souligne-t-il. Ce n’est pas punitif. La ‘’game’’ est très différente du midget AAA et je dois apprendre le système de jeu des Foreurs. Le fait d’être un choix de 1re ronde ne change rien. À partir du moment où tu fais l’équipe, c’est à toi de travailler pour mériter ta place dans l’alignement.»
Plus à l’aise
Dunn affirme se sentir plus à l’aise sur la patinoire depuis quelques matchs, signe qu’il s’adapte de plus en plus au calibre junior majeur.
«Les gars sont plus rapides, plus vieux et plus forts, précise-t-il. C’est évident que tu as moins de temps pour prendre des décisions avec la rondelle. J’ai seulement 22 matchs de joués. J’ai encore du chemin à faire, mais je suis assez content de ma progression. Je travaille fort aussi à améliorer ma défensive. J’ai joué quelques parties en ligne dernièrement et ça paraît. Je me sens plus impliqué dans le jeu. C’est ça l’objectif des joueurs dans les estrades ou sur le quatrième trio. On espère mériter plus de temps de glace et contribuer aux succès de l’équipe.»
Pas d’Équipe Québec
Le premier but de Dunn et ses progrès récents sont venus jeter un baume sur une bien mauvaise nouvelle reçue récemment, quand Équipe Québec des moins de 17 ans ne l’a pas retenu dans son alignement en vue du Défi mondial.
«Je ne cacherai pas que je n’étais pas trop content d’apprendre ça, admet-il. Je dois le voir comme une leçon et un message de travailler encore plus fort à améliorer mon jeu. C’est décevant, mais en même temps, ce n’est pas la fin du monde. Je ne suis pas mal pris. Je joue quand même dans le junior majeur à 16 ans, alors que certains gars choisis sur l’équipe sont encore dans le AAA.»
L’avenir
Loin de s’en faire avec ses débuts dans le circuit Courteau, Vincent Dunn s’imagine plutôt bien comme l’un des éléments clés de l’avenir des Foreurs, quand son tour sera venu.
«Je sais que je pourrai produire dans cette ligue-là, avance-t-il. Je veux devenir un pilier à l’attaque. Si le coach est dur avec moi aujourd’hui, c’est qu’il me voit comme un élément important d’ici deux ans. Je veux vraiment aider l’équipe à aller loin et à retourner à la Coupe Memorial. Je sais que ça fait longtemps que les Foreurs n’ont pas gagné. Les partisans méritent une équipe gagnante et c’est comme ça qu’on va les ramener dans les estrades.»

