«Les départs, je ne sais pas pourquoi, mais ça me stresse. Parfois même je tombe, je suis frustré et je dois repartir», explique William qui a manifestement l’esprit compétitif. Déjà cette saison, il est parvenu à terminer deuxième plus d’une fois malgré des départs pas très réussis.
Le championnat comporte 8 fins de semaine de courses dans divers coins de la province. Chaque position est associée à un nombre de points et c’est le total en fin de saison qui détermine les trois premiers, un peu comme en formule un.
Son père, François Mireault, est son plus grand admirateur. Il a voulu transmettre sa passion pour la moto. «Je les ai initiés assez tôt. Ma fille aussi elle en fait, mais elle ne course pas.» William a commencé la compétition à 4 ans, c'est tout dire. Ce qui rappelle certaines familles passionnées de ski où les jeunes montent sur les planches très tôt.
«C’est un petit gars en forme. Il s’entraîne notamment avec le Club d’athlétisme de la Petite-Nation et ça l’aide pour la moto. Quand il termine ses courses, j’aime bien qu’il respire par les narines. D’autres, vers la fin des courses, leurs tours sont plus lents parce qu’ils sont essoufflés. William, c’est le contraire, ses derniers tours sont souvent les plus rapides parce qu’il a appris le circuit et être en forme ça l’aide», analyse son père.
«Les parents des 5 à 10 meilleurs, on se connaît pas mal tous et on est des amis. Ils ont aussi le même genre de roulottes spéciales avec garage à l’arrière pour les motos», raconte le père. Plusieurs de ces familles se sont retrouvées en Floride au cours de l’hiver pour un camp d’entraînement. Ce qui permet de cumuler plus d’heures de pilotage. «Pour une saison, il faut viser au moins 150 heures sur la moto, en plus des courses », précise M. Mireault.

