Organisé par Amnistie Internationale, l'événement se déroulera le 15 juin à Wakefield et permettra d'amasser des fonds pour le mouvement. Parmi les participants à l'événement «Sauter pour donner des ailes à la liberté», la directrice d'Amnistie internationale (Canada francophone), Béatrice Vaugrante et la porte-parole Geneviève Guérard.
L'activité de financement sera une première pour l'organisation. Rappelons qu'Amnistie internationale refuse les subventions gouvernementales afin de se garder le droit de critiquer. «Nous sommes indépendants dans notre mode de pensée et nous sommes indépendants dans notre financement», indique Anne Sainte-Marie, responsable des communications.
Ce défi sportif, le premier pour Amnistie internationale, vise à «se mettre en jeu», pour rendre hommage aux hommes et femmes à travers le monde qui voient leurs droits bafoués. «Ici, nous avons la liberté de mener un combat sans mettre notre vie en danger, avec le respect des droits fondamentaux», indique Mme Sainte-Marie. Mais dans certains pays, elle affirme que pour le même combat, des gens sont torturés, battus et exécutés. «C'est une façon de rendre hommage à ceux qui luttent malgré tout», ajoute-t-elle.
Même si le bungee est sécuritaire, il mettra les participants devant leurs peurs, le tout dans le but de recueillir une somme d'environ 60 000$. Chaque participant doit défrayer les coûts du saut et s'engager à amasser 335$ en fonds pour Amnistie internationale. Les dons permettront entre autres de recueillir dans des pays dangereux les témoignages de personnes qui ont subi des violences ou des injustices, de mener des actions internationales et locales en faveur de ces personnes, de documenter les atteintes aux droits humains ou de mener des campagnes en faveur de groupes particuliers de personnes.
Un maximum de 150 personnes peut sauter dans une journée à la Carrière Morrison. Et déjà, quelques dizaines de personnes sont inscrites et sauteront de la carrière de calcaire haute de 200 mètres. Des hommes et des femmes de tous âges y prendront part. Et au moment de sauter, il sera possible de rendre hommage à une personne qui est actuellement emprisonnée ou harcelée pour ses opinions, tels que Dhondup Wangchen, réalisateur emprisonné pour avoir filmé un documentaire au Tibet ou Antonio Michel et Marcos Maiquel Lima Cruz, deux frères qui ont été emprisonnés à Cuba pour avoir fait jouer des chansons qui dénoncent la censure.
Infos:www.amnistie.ca/sauterpourlaliberte

