Mme Wawatie a passé son vendredi à l’école Saint-Cœur-de-Marie. «Elle a rencontré toutes les classes de l’école, raconte l’organisateur de cette journée, Mario Charette. Elle a présenté les objets sacrés aux plus jeunes alors qu’elle a parlé du passage à l’adolescence avec les classes de troisième, quatrième et cinquième années. Elle a suggéré aux enfants d’utiliser l’énergie de la nature pour affronter cette étape de la vie.»
Le lendemain, M. Charette a accueilli 25 personnes chez lui prêtes à discuter avec Mme Wawatie. «Elle nous a parlé beaucoup de son vécu et de son histoire, affirme l’organisateur. Nous avons aussi participé à une cérémonie de purification avec le tabac et fumé un calumet de paix.»
Évidemment, Mme Wawatie a aussi partagé plusieurs de ses connaissances notamment en ce qui concerne les plantes et les croyances populaires des Algonquiens. «Mon but, avec sa venue, est de bannir les préjugés envers les Autochtones, précise M. Charette. Je voulais permettre un échange se déroulant dans la paix et le partage.»
Comme il a atteint ses objectifs, il compte bien récidiver l’expérience. «J’aimerais effectuer du jumelage avec l’école primaire à long terme et réorganiser d’autres rencontres ouvertes au public. Après tout, les Algonquins sont nos ancêtres, car ils habitaient sur le territoire avant nous. Ils font partie de l’histoire et de notre propre histoire. Les connaître davantage, nous permet d’en savoir plus sur nous-mêmes», affirme M. Charette.

