Reconnues pour être les premières à percer la neige bon an mal an, ces fleurs seront encore une fois les vedettes de la campagne annuelle de la Société canadienne du cancer (SCC) du 30 mars au 3 avril. Le bureau régional de l'Outaouais a confié cette année le rôle de présidence d'honneur de l'événement à la députée de Hull, Maryse Gaudreault.
Alors qu'un diagnostic de cancer tombe toutes les 13 minutes et qu'une personne en meurt toutes les 27 minutes au Québec, la politicienne a accepté de s'impliquer dans cette activité dont l'objectif a été fixé à 85 000$. «C'est bien peu pour sauver nos proches. J'espère vous revoir en avril pour annoncer qu'on a atteint et même dépassé l'objectif», a lancé Mme Gaudreault.
La prévente des jonquilles, une fleur associée au courage et à l'espoir, s'échelonnera jusqu'au 18 mars autant auprès des particuliers que des entreprises. Il est recommandé de payer à l'avance pour la bonne coordination de l'opération puisque, fait à noter, les 13 millions de jonquilles commandées annuellement par la SCC partout au pays proviennent de Victoria, en Colombie-Britannique.
La présidente d'honneur souhaite que les gens d'affaires répondent en grand nombre à l'appel pour la cause. «Les gens sont très généreux lorsqu'on leur demande des dons à titre personnel mais les entreprises doivent aussi mettre la main à la pâte car lorsqu'un diagnostic de cancer tombe, ce ne sont pas que les proches qui sont touchés, mais les collègues de travail aussi», a-t-elle dit.
La députée n'a pas caché que la mort de son collègue à l'Assemblée nationale, Claude Béchard, l'a poussé à accepter de parrainer les Jours de la jonquille. «Claude était un ministre extraordinaire, un ami qui nous manque chaque jour. Tout le caucus a été dévasté par son départ», a-t-elle affirmé. Le 7 septembre dernier, le cancer du pancréas a emporté ce député âgé de 41 ans, créant une onde de choc dans la classe politique québécoise. À travers la province en 2010, il y aura eu 45 200 nouveaux diagnostics de cancer et 20 300 décès.
La vente de jonquilles à l'unité s'effectuera du 30 mars au 3 avril dans 75 commerces et bureaux répartis sur le territoire de la région. L'argent amassé servira entre autres à financer des projets de recherche, fournir des services et du soutien aux personnes touchées par le cancer ainsi que mener des activités de défense de l'intérêt public. L'an passé, la campagne a permis de récolter plus de 2,3 M$ à l'échelle du pays, soit 8,4% du total des dons à la SCC.
Le touchant destin de Jasmine
Survivante du cancer, la Gatinoise Jasmine Liboiron a profité du lancement des Jours de la jonquille pour lancer un appel à la générosité et raconter sa touchante histoire personnelle. Âgée de 26 ans, la jeune femme a agi en tant que porte-parole pour l’événement il y a quatre ans et est en rémission depuis juillet 2007.
Tout a commencé en 2006 lorsqu’elle était étudiante universitaire alors qu’elle se sentait fatiguée sans compter qu’elle perdait du poids. Croyant qu’elle souffrait d’une dépression, son médecin lui avait alors prescrit des médicaments, mais il faisait fausse route. Dans les semaines qui ont suivi, une bosse apparu dans le cou de Jasmine et une biopsie permis de découvrir qu’il s’agissait d’un cancer.
«Qu'on soit victime ou en support à un proche, il n'y a pas un rôle meilleur que l'autre» - Jasmine Liboiron, survivante du cancer
Il va s’en dire que le choc fut instantané pour la Gatinoise, dont le cercle d’amis s’est rétréci en raison de sa maladie. «On se sent souvent invincibles à cet âge-là, le cancer est une réalité qu’on ne veut pas voir», a-t-elle lancé. Après huit mois de traitements de chimiothérapie et d’innombrables journées à être clouée au lit, Jasmine Liboiron a retrouvé l’espoir et s’en est sortie.
La vie étant parfois cruelle, le cancer lui a toutefois volé sa mère, décédée après un combat de 18 mois contre la maladie. «Qu’on soit victime ou en support à un proche, il n’y a pas un rôle meilleur que l’autre», de dire la jeune femme après avoir essuyé quelques larmes.
D’un autre côté, Jasmine a retiré du positif de l’imposant obstacle qui s’est dressé sur son chemin. «J’ai pu créer de belles amitiés et c’est lorsque j’étais malade que j’ai rencontré mon conjoint», a-t-elle affirmé. L’infertilité étant souvent la dure réalité avec laquelle doivent composer les gens ayant combattu un cancer, la jeune femme aura le bonheur de devenir maman en avril. «On dit que la jonquille est la première fleur à percer la neige. Alors ça valait la peine de pelleter durant ce gros hiver qu’a été le cancer, parce quelque chose de merveilleux s’en vient», a-t-elle conclu en souriant.
Commandes à partir du catalogue en ligne: www.majonquille.ca. Informations: 819 777-4428 ou www.cancer.ca.

Bravo,pour ton courage,JasmineOn l'ache pas dans vit on fonce,nous t'aimons beaucoup,Tanta Camille et oncle Marcel xoxo