Arrivés dans la région en 2008 avec deux chèvres nubiennes, Mimi et Bécha, les voilà installés (au 957, 321 N, Saint-André-Avellin) et partis pour la gloire avec 35 chèvres cachemires, nubiennes et boers. Ils comptent ainsi développer une nouvelle race de boucherie «parce que les boers sont reconnues pour la viande mais les cachemires sont meilleures mères et plus rustiques, et leur lait plus riche», explique Amélie. Et ce n'est pas tout, Amélie vend aussi le soyeux lainage (fibre) de ses chèvres cachemires qu'elle file, teint et tisse...
Mais vous pourrez rencontrer les deux producteurs au Bal des citrouilles à Ripon, où ils vous présenteront tout ça: chair et poils (Ils y vendront leurs saucisses 100% naturelles cuisinées par Bec Fin de Mirabel et des écheveaux multicolores de pure laine archidouce). «Vous pouvez aussi venir acheter du chevreau directement à la ferme», dit Amélie qui compte bientôt organiser un Festival de la Fibre... mais c'est une autre histoire.
L'histoire?En arrivant ici, Amélie et Gavin voulaient faire quelque chose avec leurs chèvres et ont donc suivi durant trois ans toutes les formations du MAPAQ (programme «Incubateur agricole») concernant les chèvres.
Mais ils ne sont vraiment tombés dans la marmite qu'en janvier dernier lorsque Amélie a rencontré Marguerite Lepage à sa ferme Les Bouquets, où se réunissent chaque semaine les Fileuses de la Petite-Nation. Elle convainc son chum qu'ils devraient acheter d'autres chèvres... en Alberta. Et les voilà bientôt inscrits à d'autres cours sur... le cachemire. De fils en fibres, la voilà nommée vice-présidente de l'Association des producteurs de cachemire du Canada! Elle représente aussi la relève agricole à la table agro du CLD.
Pour l'instant, ils jouissent d'une subvention du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) pour la relève agricole, qui les a aidés au démarrage de leur entreprise et pour la rénovation des anciens bâtiments agricoles. Alors, les travaux vont bon train, surtout que Amélie et Gavin portent aussi d'autres chapeaux. Elle productrice de documentaires et lui biochimiste, anthropologue et... comédien.
Pour ce qui est du fameux festival de la fibre... Il s'agirait du seul festival du genre au Québec et aurait pour thème la rencontre du conventionnel et du non conventionnel. Amélie a commencé ses démarches officielles auprès de la municipalité de Saint-André-Avellin (le festival se déroulerait au Centre récréatif du village) et du CLD. Elle compte bientôt cogner à la porte des Cercles de Fermières et de tous les organismes intéressés de près ou de loin à l'artisanat, des producteurs de cachemire, des transformateurs, bref des amateurs tous acabits. Go Amélie! Go!

