Même s'il s'agit d'un métier vieux de plus de 3000 ans, il est très rare qu'on en entende seulement parler! À peine si on se rappelle que, dans les films western, le héros laisse en passant sa monture au forgeron pendant qu'il va au saloon régler son compte au méchant de l'histoire. C'était donc vraiment génial d'assister à un ferrage commenté par Olivier Dufresne, maréchal-ferrant de son état, mais aussi, animateur dans l'âme. Il était installé là, sur le site du Festival, tout près du coral, avec sa forge portative, dûment revêtu du tablier de cuir de sa profession et procédait à un ferrage dans les règles de l'art tout en commentant avec force détails chacune de ses interventions. À chaque étape il venait montrer le résultat de son travail à une petite foule d'intéressés. Parage (préparation du pied), rétablissement de l'aplomb, nivellage, utilisation de la râpe, confection du fer avec enclume, tenailles, marteau de forge, ajustures, pinces et étampures, brochoir et clous... Pas de secrets pour lui. C'est que notre homme n'en est pas à son premier ferrage, c'est plutôt un pro dans le domaine équestre! Diplômé de maréchalerie de la Oklhoma Horseshoeing School, SVP, il possède lui-même des chevaux et les monte... depuis toujours. Les chevaux, c'est sa passion, quoi.
C'est d'ailleurs pour répondre à un besoin qu'il est allé suivre tous ces cours. Oui, il a plus qu'un seul diplôme!. Le coup de coeur qu'il a éprouvé pour la profession l'a en effet entraîné dans toutes une série de formations. Au Missouri, à la Heartland Horseshoeing School, il a suivi une formation en forge et fers correctifs et a appris les différentes techniques de confection de fers faits sur mesure. À la Morgan Equine School (État de New-York), il a perfectionné sa technique pour les fers correctifs. Au Vermont, il a appris à manipuler les chevaux avec un instructeur privé. Solide, le gars. Ça se voit d'ailleurs à l'aisance, l'attention et la patience qu'il démontre envers ces magnifiques conquêtes de l'homme...
«Chaque pied est unique, commente-t-il, et nécessite une attention particulière. Le maréchal tient compte du gabarit de l'animal, de sa posture, de ses aplombs, pour optimiser le parage. Une compréhension mécanique du pied est nécessaire, le but étant un confort maximal pour le cheval. Et puisqu'on utilise chaque cheval de manière différente, attelage, performance, randonnée, ça change à chaque fois.» D'ailleurs, le saviez-vous? «Le ferrage n'est pas toujours nécessaire, insiste-t-il. Il sert à prévenir une usure excessive des sabots due à une utilisation intensive.» Il y a même des fers à crampons, pour la glace! Dans le doute, vous n'aurez qu'à lui demander... Il saura.
Besoin de ses services? Basé à Chénéville depuis 10 ans déjà, Olivier se déplace à domicile, sur appel (819 428-1526), avec sa forge portative et tout le bataclan. Il va jusqu'à Mont Tremblant, Gatineau et même en Ontario!

