Après avoir rappelé qu’il n’est en poste que depuis quelques mois et que des demandes importantes de compressions sont imposées à tous les établissements de la région, M. Gagnon insiste sur le fait qu’un plan de retour à l’équilibre budgétaire a été présenté à l’Agence régionale de santé et que celui-ci a été accepté au cours des dernières semaines.
Ce plan mise beaucoup sur une réduction du temps travaillé. «Il y a trop d’heures travaillées par rapport au budget disponible. Il y a environ 100 000 heures de trop, ce qui représente 8% des heures travaillées. Par contre, ce qui est intéressant dans notre situation est qu’il y a beaucoup de postes qui sont vacants et occupés par de la main-d’œuvre extérieure, les agences. En fermant certains postes, ceux vacants seront comblés par du personnel régulier. Et comme ça va nous coûter moins, beaucoup moins qu’avec les ressources extérieures, nous pourrons dégager une économie substantielle. On va chercher aussi 10 % au niveau des gestionnaires, pour qu’il y ait une équité», précise-t-il.
Les dépenses d’entretien, non au niveau des chambres des patients mais plutôt du matériel informatique et de certains équipements, est également à l’agenda pour réduire les coûts. «On va demander à nos fournisseurs d’accepter de partager une partie des économies à réaliser», analyse M. Gagnon.
Le directeur général est conscient de l’urgence d’agir. «Si on ne fait rien, l’agence et le ministère peuvent intervenir. Ils ont intervenu à Gatineau pour proportionnellement moins que ça. C’est un coup de barre difficile à donner mais qui est réaliste et faisable. On veut le faire de façon intelligente et respectueuse, en maintenant une qualité de soins.»
L’avenir des projets de développement est en jeu, rappelle-t-il. «Ce qu’on veut, c’est de se reprendre en main, parce que tant qu’un établissement est en déficit, il ne peut pas faire de projets de développement. Nous on a deux projets qui sont sur le point d’avoir l’aval pour aller de l’avant. Un projet d’hémodialyse et un autre pour sortir 55 lits de longue durée de l’hôpital et construire une aile attenante au Centre d’accueil Vallée de la Lièvre.»

