Le samedi 1er octobre 2011 dans l'avant-midi, deux agents de la Faune du poste de Papineauville se présentaient sur ma propriété au 91, montée Levert à Ripon pour s'enquérir de ma déclaration prétextant que je nuisais à la chasse de mon voisin d'en face, celui qui, posté de l'autre coté (municipalité du Lac Simon), dans l'exercice de ses activités de chasse, pointe son arme dans la direction de notre propriété, située du coté de Ripon;les agents de la Faune quittaient ma résidence sans ma déclaration et me suggéraient de contacter un avocat puisque je faisais face à des accusations en vertu du Code pénal.
Dans les faits, ce matin du 1er octobre, nous avons été réveillés en sursaut par une série de coups de feu à répétition qui me semblaient anormalement très proches.J'ai calmé les gens qui m'accompagnaient et je me suis rendu sur le bord de la rivière. À ma grande surprise, de l'autre coté de la rivière, tout pré de la maison de Me Ladouceur, des gens cachés derrière les broussailles «callaient» le canard. J'ai donc porté plainte a la Sureté du Québec qui a constaté sur place que les gens cachés ne respectaient pas la distance réglementaire, soit une distance minimale de 100 mètres (environ 333 pieds) de tout bâtiment dans le cas de décharges d'armes a feu. De plus, l'agent nous apprenait, à notre grande surprise, que, les gens qui étaient cachés, étaient des agents de la Faune et/ou des proches collaborateurs qui avaient planifié toute cette opération dans l'unique but de me piéger volontairement.
Voilà des agents de la Faune qui piègent un citoyen encore dans son lit à 6h38 du matin! Et ce, par pure provocation et, par surcroit, en enfreignant les règlements municipaux applicables dans toute la MRC de Papineau.
Le manque de professionnalisme, le manque de transparence et l'ignorance totale du règlement municipal concernant les décharges d'armes à feu sont inadmissibles et intolérables d'un point de vue éthique. D'autre part, les agents de la Faune n'étaient pas sans savoir que les activités de chasse sur cette partie de la rivière Petite-Nation ont fait l'objet de contestations auprès des municipalités concernées(Lac Simon et Ripon), ont fait l'objet de plaintes successives auprès de la Sureté du Québec et ont été a l'agenda de plusieurs comités de sécurité au niveau municipal et au niveau de la MRC de Papineau. Un représentant du ministère de la Faune a même participé aux réunions du comité de sécurité de la MRC à Papineauville à l'automne 2010 ou au début de 2011!
L'activité de chasse aux canards principalement ainsi que les autres activités de chasse dans ce secteur de la rivière, en milieu urbain, sont toujours contestées à ce jour. Sans me répéter, le sujet a fait couler beaucoup d'encre dans les journaux locaux. Il est toujours d'actualité et divise toujours une partie des gens de la communauté.
Par leurs actions inappropriées, les agents de la Faune de Papineauville ont tout simplement «jeté de l'huile sur le feu» et ce n'est certainement pas par la provocation et par la défiance des lois que ce problème de chasse en milieu urbain va se régler.
L'infraction constatée par la Sureté du Québec a été réellement commise,sera-t-elle l'objet d'un billet? En ignorant la loi et en bafouant certains droits et libertés du citoyen, les agents de la Faune n'ont pas respecté leur code de déontologie. Quelle sera la décision du commissaire aux plaintes? Quant à l'accusation portée à mon égard, ce sera l'occasion, indirectement, d'amener ce débat devant une cour de justice puisqu'il n'a rien de réglé à ce jour!
Jean Falardeau
