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Un con… tribuable pas con… tent

Publié le 28 Juin 2011
Publié le 28 Juin 2011

Montpellier,

Sujets :
Conseil Municipal de Montpellier , Union du lac Vert , Conseil actuel , Municipalité de Duhamel , Québec , Municipalité de Montpellier

Je me prévaux de mon droit d’exprimer mes opinions sur la conduite de notre Conseil Municipal sans toutefois porter d’accusations. Ce qui est un droit fondamental de tout citoyen vivant dans une démocratie.

Même blessante, la liberté d’expression prime. C’est par manque de jugement que les problèmes se posent.

Je veux parler des décisions bizarroïdes, prises de bonne foi, «je pense», qui vont à l’encontre du bien-être général en n’agissant pas en bon gouvernement, lesquelles décisions ont l’air de satisfaire les caprices de quelques citoyens. Se pourrait-il qu’il y ait conflit d’intérêts quelque part? Comme je suis propriétaire d’un chalet au lac Vert depuis 50 ans, dans ladite municipalité, je pense que je peux dire que je suis fier de vivre au lac Vert de Montpellier: c’est mon choix. Je suis fier aussi de mon village, lequel se doit d’être propre et duquel j’ai de merveilleux souvenirs. Je ne peux accepter que l’on détruise notre qualité de vie au lac Vert.

Je ne peux laisser notre conseil Municipal venir détruire la propreté fièrement acquise au fil des ans. Quelle erreur! J’ai perdu confiance en ce conseil.

Ayant été le fondateur et président de l’Union du lac Vert pendant 12 ans, c’est inacceptable que l’on vienne nous installer de vieux conteneurs à vidanges, à moitié brisés et pourris, même lettrés «Municipalité de Duhamel», conteneurs installés en bric-à-brac, presque sur un ruisseau où l’eau coule à la fonte des neiges et qui, lors de pluies abondantes emporte des résidus de vidanges vers le lac Vert.

C’est pourtant si facile de faire des installations propres: c’est de la pollution tout court et aussi pollution visuelle, M. le maire. Le lac Vert n’est pas un bidonville. C’est déplaisant pour les propriétaires résidents et villégiateurs du voisinage et automobilistes ou marcheurs de se promener par plaisir et de voir cette pollution visuelle et même de sentir les odeurs se dégageant de ce minidépotoir. Je vous invite M. le maire, à venir vous-même, accompagné de votre Conseil, sentir ces odeurs pour en avoir la certitude.

J’ai déjà fait de la pression auprès des ex-maires ainsi que leurs conseils d’administration, pour qu'ils enlèvent ce système de conteneurs: cause de malpropreté et de danger pour nos enfants, mis en présence des ours attirés par ces odeurs.

En tant que président de l’Union du lac Vert, j’assistais presque régulièrement aux réunions du Conseil Municipal, en ce temps-là. J’ai entendu, avec témoins à l’appui, un monsieur demander des arrêts ou à peu près cela sur le chemin principal qu’on se doit de prendre puisque c’est notre seule sortie du lac Vert, dire en public, que les gens du lac Vert descendaient comme des fous. Les Autorités de ce temps-là n’ont pas acquiescé à sa demande: eux ont agi en bon gouvernement. M. le maire, j’ai un document sur lequel vous dites que notre Conseil actuel a une colonne vertébrale. Voulez-vous dire que tous vos prédécesseurs n’avaient pas de colonne vertébrale eux? Vous vous trompez, M. le maire. Cette décision que vous avez prise pour nous empêcher de circuler librement sur ce chemin principal est aussi insultante que de recevoir une photo et de voir sa conjointe nue avec un voisin.

La Municipalité a installé des dos d’âne sur un chemin principal: ce qui va à l’encontre de l’article 749 du Code municipal, lequel dit: «Tout chemin municipal, doit être tenu en toute saison dans un bon ordre sans trous, cahots, ornières, pentes, embarras, ou nuisances, de manière à rendre la circulation facile, jour et nuit.» Je veux bien croire que l’on pense à notre sécurité, mais il n’est pas défendu de faire marche arrière. Un homme ou une femme est toujours libre de changer d’avis. Il n’y a aucun déshonneur à cela.

M. le maire, j’ai un document venant de vous dans lequel il est dit: «La sûreté du Québec ne nous prend pas au sérieux quand nous appelons.» Encore, je ne crois pas à ça. J’ai été président de l’Union du lac Vert et je puis vous assurer, M. le maire, avec preuve à l’appui de propriétaires du lac Vert, dont plusieurs même professionnels que lorsque l’ordre et le respect dépassaient les limites, je faisais appel à la Sûreté du Québec qui répondait toujours promptement. Eux nous ont redonné une qualité de vie quand celle-ci était devenue intolérable ainsi que de précieux conseils. Je les en félicite et remercie encore.

Sur mon compte de taxes 2010, il était inscrit «80$ fonds de développement», lequel j’appelle maintenant «fonds d’écoeurement». L’article 989 du Code municipal du Québec dit: «Toute corporation locale peut imposer et prélever annuellement, par voie de taxation directe, sur tous les biens imposables de la Municipalité les deniers dont elle a besoin pour un objet spécial.» Donc, l’argent que vous avez exigé sous forme de fonds n’est pas une taxe. Je pense que c’est illégal, et si je ne me trompe, cet argent doit être dépensé pour le développement seulement. On parle de plusieurs dizaines de milliers de dollars, peut-être une centaine de mille de dollars. Par transparence, M. le maire, je vous demande de rendre public, par voie de circulaire, quel est le montant exact que vous avez retiré de ce fonds, quel montant exact a été dépensé et où. Moi, je veux le savoir, avec enquête s’il le faut. C’est si facile de percevoir des deniers par taxe d’amélioration locale en non par fonds. Ce qui serait légal, je pense.

Sur mon compte de taxes, et ce, depuis plusieurs années, il est inscrit: «taxe d’aqueduc et trottoirs», mais je ne bénéficie pas de ces services. Je possède une jurisprudence en appel C-A de Montréal, Nº 500-09-000924-902 du 16 avril 1996, laquelle dit «Selon la cour, pour qu’un lot soit taxable, il est nécessaire que les travaux apportent au propriétaire un bénéfice éventuel.» Dans mon esprit, ce n’est pas cette taxe qui m’est imposée illégalement qui me dérange, mais c’est plutôt que je demeure sur une petite rue de terre, de quelques centaines de pieds, propriétaire depuis 50 ans, ainsi que plusieurs autres propriétaires et nous payons des comptes de taxes obèses pourtant nous n’avons pas les services pour lesquels nous payons. J’ai eu la surprise de voir, en 2010, un tracteur tirer une herse de cultivateur, avec deux hommes. Coudons, veulent-ils semer des patates dans notre rue? Je voyais mon père cultivateur avec 2 chevaux et un homme faire le même travail. Nous sommes en 2010, M. le Maire.

À l’automne 2010, j’ai signé une pétition sur laquelle on faisait référence « Loisirs Lac Schryer»: projet de plusieurs dizaines de milliers de dollars, lequel était présenté par un conseiller de Montpellier et celui-ci d’expérience. Je pense qu’il était en désaccord avec le Conseil dont il faisait partie, et que ce Conseiller élu démocratiquement prenait les vrais intérêts des con… tribuables de Montpellier. J’ai eu toute une surprise quand il m’a annoncé qu’il était sur le point de présenter sa démission comme membre du Conseil Municipal de Montpellier, PAS AVEC LE SOURIRE AUX LÈVRES. Bravo à cet ex-conseiller que tout le monde connaît, et je le nomme M. Bernard Riopel. Espérant le revoir à nouveau conseiller avec une équipe qui agira en bon gouvernement, et je pense qu’en ce dossier la démocratie a été attaquée. Se pourrait-il que dans certaine autorité municipale, un ou une employé qui n’est pas aimé doive subir le mépris de ses patrons, comme on le voit souvent. Ex: congé de maladie. Le problème avec notre médiocratie, c’est que n’importe quel imbécile sur 2 pattes, et qui devrait en avoir 4, peut proposer n’importe quoi, et que nous, les con… tribuables sommes presque comme des petits chihuahuas qui mordent le bord des pantalons avec de grands yeux, qui montrent les dents, qui jappent tout le temps, et qui sont peureux comme un lièvre. Ensemble, défendons nos droits. Il ne faut pas devenir les guichets automatiques des municipalités.

Il n’y a aucun principe dans la loi qui prévoit qu’une municipalité a le droit de retenir des sommes perçues indûment. J’ai reçu une circulaire venant de la Municipalité de Montpellier concernant les loisirs. Il est question d’un parc intergénérationnel: en gros, des jeux pour les enfants, des stations de mise en forme pour les adultes, etc. coût 80 000$. Personnellement, je suis pour que ce soit au village que ce projet se réalise; mais ce qui m’agace c’est que je possède une autre circulaire disant que les enfants des résidents de la Municipalité seuls sont éligibles pour participer : aux fêtes, cadeaux, etc. Pourtant, je connais des propriétaires villégiateurs de ladite Municipalité, avec une évaluation de quelques centaines de milliers de dollars, gros payeurs de taxes municipales mais leurs enfants ne sont pas admis à participer à ces fêtes subventionnées par leurs parents. M. le Maire, j’ai été président d’une petite Association et lors de l’Assemblée générale, avec le consentement unanime de mes directeurs (trices), nous offrions un souper complet gratuit à tous nos membres, leurs familles, leurs ami(es) et invité (ées) avec un mince budget et beaucoup de bénévolat. Je pense que vous devriez changer le nom d’«intergénérationnel» pour interdiscriminationnel. M. le Maire, je pense que c’est de la discrimination que vous laissez faire.

En ce qui concerne la propreté au lac Vert, vous avez des règlements que notre Inspectrice municipale se doit de faire respecter et c’est votre devoir de l’appuyer dans son travail. J’ai vu notre Inspectrice faire des inspections au lac Vert. J’ai même la preuve qu’elle s’est servie d’un huissier pour obliger un récalcitrant « mon ex-voisin » à agir et c’est ce qu’il a fait. Il y a un de vos Conseillers dont le terrain où il demeure était d’une malpropreté inacceptable, et je pense que ce Conseiller en a été averti puisqu’il s’est nettoyé un peu, mais demeure encore à l’encontre de vos règlements. M. le Maire, je vois mal notre Inspectrice municipale aller dans le fond des fossés pour trouver des matériaux de démolition et des tas de débris de toutes sortes. Bâtir une réputation prend des années, mais elle peut se détruire en quelques minutes. En politique, il ne faut pas faire confiance trop vite. Quand tu leur poses une question une fois et qu’ils ont fini de répondre, tu ne saisis plus la question que tu as posée.

Pour le bien de la démocratie locale, les élus ont le devoir de discuter librement de sujets d’intérêt public, le faire de façon raisonnable, et d’agir en bon gouvernement et non de satisfaire l’intérêt d’un petit groupe de personnes. L’expression est restée : l’idiot utile est la personne naïve et de bonne foi qu’on manipule et qui tresse elle-même la corde avec laquelle on la pendra. Il peut même être brillant dans son domaine.

Avec la force d’un journal, on peut avoir gain de cause. Vaut mieux mourir debout que de vivre à genoux.

Sur un document, M. le maire, vous dites que la Municipalité administre avec rigueur. Avant d’installer des arrêts sur le chemin principal, supposé pour cause de vitesse, ne serait-il pas mieux de réglementer la vitesse. Serait-il logique d’installer des arrêts sur les autoroutes pour réduire la vitesse? Où est la rigueur, M. le maire?

Présentement, M. le maire, vous demeurez dans une maison dont la construction n’est pas terminée à l’extérieur, et un permis de construction doit être affiché visiblement du chemin et j’n’en vois pas. Est-il périmé ou ??? Ce n’est pas à l’émetteur du permis de l’afficher, mais au propriétaire des lieux de la faire. Je pense que la rigueur de votre administration dont vous faites mention sur un document pour les contribuables doit s’appliquer aussi à nos autorités municipales.

Comme le dit si bien notre député ministre, M. MacMillan, dans le journal «Le Droit»: il faut maintenant laisser les gens du milieu s’exprimer afin de dépenser l’argent aux bonnes places et avoir un impact réel. Ce n’est pas de l’argent pour payer des salaires. Pensez à la pauvreté qu’il peut y avoir dans notre municipalité, M. le maire.

Je suis un con… mais pas trop. J’ai toujours pensé que j’étais modérément con. S’il vous plaît, laissez-moi mes illusions. Cela ne coûte pas une cenne à qui que ce soit. À ceux qui pensent comme moi, je leur demande de se manifester. Ensemble, surveillons nos intérêts, et ce, dans l’harmonie et le respect. Et ceux qui ne pensent pas comme moi, c’est leur droit et je le respecte.

Si j’ai froissé, inacceptablement, des contribuables après une pétition sérieuse, je m’engage à embrasser un cochon, en public, pour m’excuser à la condition que l’on me prête le cochon.

- Émile Duquette

Lac Vert, Montpellier

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Geneviève Legault
    - 4 Août 2012 à 14:16:01

    Wow, très bel article, bravo M. Duquette. Enfin quelqu'un qui dit tout haut se que plusieurs pense tout bas ...

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