Le candidat péquiste a dévoilé ce matin les grandes lignes de son parti sur la question de l’exploitation des mines. La situation est inquiétante, particulièrement dans la Petite Nation où certains résidents sont inquiets de voir débarquer des entreprises minières qui font de la prospection, a indiqué M. Primeau. C’est le cas de la région des Montagnes noires où de nombreux cas d’exploration ont été observés récemment.
Florent Martin, membre du Comité de défense des Montagnes noires, se dit très inquiet par la situation. Rappelons que Vallier Dumont, un résident de Ripon, a fait les manchettes la semaine dernière en affirmant qu’il s’était procuré trois claims miniers afin d’éviter que son terrain devienne un chantier. M. Martin a lui aussi mis la main sur des claims, quatre au total.
«On s’attendait à une nouvelle loi mais elle est tombée, a confié M. Martin. On espère que peu importe qui prendra le pouvoir, le débat continuera par la suite. Les gens sont stressés et inquiets.»
Le PQ s’engage notamment à modifier le régime minier du Québec s’il est élu, a réitéré M. Primeau. Un gouvernement dirigé par Pauline Marois imposerait aux entreprises minières une redevance minimale obligatoire de 5% sur tout produit qui sort du sous-sol en plus d’intégrer une taxation sur le surprofit. Ces modifications permettraient d’engranger des surplus de 800 millions $ dans les coffres de l’État, selon le candidat péquiste.
«Les ressources appartiennent aux Québécois, a pesté M. Primeau. Nous n’avons pas à demander aux étrangers comment on doit gérer nos ressources. Ce sont les règles du jeu.»
Selon Lyse Leduc, ancienne présidente de l’Association des propriétaires du Lac-Simon, la situation est inquiétante. La société Canwealth Minerals Corporation possède actuellement 90 claims miniers sur le territoire de Ripon. L'entreprise britanno-colombienne Atocha Resources a également acheté des claims sur plusieurs terrains des municipalités de Chénéville et de Lac-Simon.

