Le titre de photographe commercial de l’année est souvent mal compris, estime M. Roy. En réalité, pour obtenir ce titre, il faut exceller dans toutes les sous catégories rattachées à ce titre, a-t-il expliqué lors d’une récente entrevue. Il a été le premier à remporter le titre de photographe commercial de l’année au niveau québécois pendant trois années consécutives.
M. Roy est natif de Montréal, mais selon lui Chénéville s’avère un emplacement stratégique au cœur du triangle entre Montréal, Tremblant et Ottawa, où sont situés plusieurs de ses plus importants clients. Cela dit, plus sa renommée grandit et que les honneurs s’accumulent, plus il se fait offrir de réaliser des sessions de photos sur la scène internationale.
Dans le métier depuis plus de 30 ans, M. Roy a eu le temps de développer son regard et sa capacité d’évaluer la lumière disponible en une fraction de seconde. Ayant appris les rudiments du métier à une époque où chaque photo développée entraînait des coûts importants et où il fallait bien étudier la scène avant d’appuyer sur le bouton, il a du mal à comprendre certains photographes d’aujourd’hui qui prennent des quantités industrielles de photos. Chaque photo devrait correspondre à une intuition, selon ce vieux routier de l’industrie.
Serge Roy aime soigner les images, toutes les images, y compris la sienne. Au moment de prendre rendez-vous pour l’entrevue, nous lui avions précisé qu’une entrevue en personne plutôt qu’au téléphone permettrait de photographier l’artiste dans son studio à la maison. Nous lui avions alors demandé s’il accepterait d’être photographié par un journaliste non spécialisé en photo? Pas de problème, disait-il. Par contre, une fois rendu chez lui, il souhaitait plutôt que l’on utilise une de ses photos où tout est savamment calibré…

