C’est le claviériste et chanteur Jean Pageau qui a le plus souvent parlé à la foule entre les chansons, mais il s’est montré beau joueur et a quand même laissé l’avant-scène au petit gars du coin à quelques reprises. Lorsque Clément prenait les devants c’était surtout pour laisser parler sa guitare, mais il a quand même saisi le micro pour s’adresser directement à la foule :«Il y a une rivière souterraine qui coule à Papineauville et sépare le bien du mal, c’est la rivière Styx », a-t-il déclaré.
Durant une partie du spectacle où le représentant de votre journal était près de la porte latérale de l'établissement, il a entendu l’un des portiers dire à son collègue: «Je n’ai jamais vu autant de monde ici.» En effet, la place était pleine de monde et de nostalgie lors du spectacle hommage à ce groupe dont la majorité des grands succès datent des années 70 et 80.
L’invitation à danser devant la scène lancée par Serge Clément lors de la pièce Too much time on my hands a été vite saisie, et ensuite au cours du spectacle à de nombreuses reprises, des gens se sont rendus danser à l’avant. Par exemple, lors des premières mesures de Sweet Madame Blue, plusieurs couples se sont rapidement dirigés vers l’avant.
Lors de l’entrevue qu’il nous avait accordée la semaine dernière en prévision de l’article réalisé avant le spectacle, le chanteur et claviériste Jean Pageau racontait que l’élément déclencheur pour choisir de rendre hommage à Styx, plutôt qu’à d’autres groupes qui ont marqué l’histoire de la musique, était la très grande ressemblance entre sa voix et celle d’un des chanteurs de Styx, Denis Deyoung. Il n’avait pas menti, car la ressemblance est à s’y méprendre. M. Pageau s'est montré proche du public, notamment en descendant plusieurs fois dans la foule pour y chanter avec son micro sans fil et faire le tour de la salle.
Il y a une rivière souterraine qui coule à Papineauville et sépare le bien du mal, c’est la rivière Styx » - Serge Clément
Au premier rappel, Pageau, Clément et leurs complices ont fait plaisir à la foule (qui semblait composée de nombreux connaisseurs fredonnant souvent les paroles) avec la pièce « Best of times». Puis, au deuxième rappel, Jean Pageau est revenu seul sur scène pour faire un clin d’œil à la période où Lawrence Gowan a remplacé Denis Deyoung comme chanteur principal du groupe en interprétant, un peu ironiquement, une pièce que Gowan a popularisée dans sa carrière solo, Criminal Mind .

