«Icitte, vous marchez «reel bad», on ne s’ennuie pas avec vous autres», a-t-elle lancé, en fin de spectacle, au public en délire de la Petite-Nation, dans sa langue colorée. Les spectateurs auraient pu lui en dire autant, car elle a offert une prestation très énergique. La sangle de sa guitare en imitation de peau de fauve lui va comme un gant, tant elle en a la fougue, la puissance d’accélération et dégage l’énergie bestiale brute!
Dès l’âge de 14 ans, elle a commencé à apprendre la guitare en suivant quelques cours avec le concierge de son école. Aujourd’hui âgée d’à peine 21 ans, elle manie les cordes avec beaucoup d’aisance, alternant entre guitare sèche, guitare électrique et banjo. Son batteur et son guitariste- accompagnateur quittent parfois la scène pour lui laisser toute la place, ou alors reviennent sous l’appellation de la «chorale du bonheur» pour ajouter leurs voix à la sienne lors de la très accrocheuse chanson: Aujourd’hui, ma vie c’est de la marde!
Elle a confié au public avoir réalisé à un moment donné qu’environ 90% de son répertoire était constitué de chanson où elle ««bitchait» contre quelque chose»… et pourtant, elle est quelqu’un qui aime la vie, assure celle qui a composé la chanson d’une rouspéteuse.
En plus d’interpréter une grande partie des chansons qui seront sur l’album éponyme dont le lancement aura lieu à la fin mars au Lion d’Or à Montréal, elle en a profité pour «casser », selon son expression, une chanson jamais jouée devant public. Il s’agit d’une pièce lui ayant été inspirée par son déménagement à Montréal au cours des derniers mois, Downtown. Comme si cela n’était pas assez, elle a aussi offert deux reprises savoureuses aux gens de la Petite-Nation. Un clin d’œil à Elvis avec Hound dog, ainsi qu’un coup de chapeau à une autre figure de la chanson acadienne dont la renommée dépasse les frontières du Nouveau-Brunswick, l’unique Cayouche et sa désormais classique chanson L’alcool au volant.
Parions que les refrains rigolos de Lisa Leblanc et sa prestance scénique resteront dans la mémoire de ceux qui étaient présents samedi soir très longtemps!

