Le concert s’est amorcé sur une version très «veloutée» de la chanson Marie-Noël de Claude Gauthier. Déjà les spectateurs présents pouvaient se sentir transportés… Ainsi que le faisait remarquer une des membres du chœur qui a pris la parole après cette première pièce : « Quand décembre revient» (faisant écho au refrain de la chanson de Gauthier), on peut sentir poindre un temps «suspendu entre ici et l’infini», ce qui fut effectivement le cas à plusieurs moments durant ce spectacle mémorable.
Rappelons que Samuel Boivin Provost, le jeune directeur musical du chœur, a récemment pris la relève d’Huguette Voyer qui l’a dirigé pendant vingt-cinq ans. Monsieur Boivin Provost qui est aussi clarinettiste a accompagné avec son instrument préféré le Chœur de Pom’ durant certaines pièces. La pianiste Marthe Major de Saint-André-Avellin était fidèle à son poste de pianiste accompagnatrice du Chœur de Pom’.
Petit bémol: compte-tenu de l’aspect rudimentaire des haut-parleurs de l’église conçus davantage pour transmettre la parole que le chant et/ou des réglages du système et/ou de la trop grande proximité des solistes avec le micro?...la sonorité des pièces sans solistes était plus agréable pour les auditeurs. Le tout ne rendant pas pleinement justice à la beauté de la voix des solistes.
Les douze femmes de l’Ensemble vocal Hémiole sous la direction de Daniel Lafleur ont offert une deuxième partie aussi très relevée avant de se joindre au Chœur de Pom’ pour l’ultime troisième partie du concert.
Le Kyrie entonné par les deux chœurs fut sans doute l’un des plus beaux moments du concert. La générosité était à l’honneur puisque le public a même eu droit à deux pièces en rappel.

