Tombé en amour avec la Petite-Nation, le Gatinois, passionné de photographie, (il se dit amateur, cet autodidacte, mais je dirais que c'est un «naturel», alors), avoue une prédilection pour la nature… Mais nul besoin de discuter ce fait. Paysages et détails architecturaux, bêtes et autres, foisonnent dans son œuvre. «Les collines, la lumière magique qui varie selon l'heure du jour, le côté très agricole de la région m'inspire, dit-il. Mais aussi le côté éphémère des choses, les vieilles granges qui sont en train de disparaître, tout cela m'attire.»
En ce qui concerne la «lumière magique» qu'il évoque, rien de plus surprenant, en effet. Il arrive vraiment à la transposer dans ses photos. Et en ce qui concerne le temps… Oui, il rend à chaque détail architectural qu'il photographie toute leur valeur symbolique… comme un message qui nous serait transmis au travers d'eux. Comme si le passé criait à l'aide et nous demandait droit de cité. Comme si du fond des âges nous revenait une lumière irréelle et douce en même temps, pour nous parler de nous, de la Petite-Nation. «La région comme on ne l'a jamais vue», disent souvent les gens qui voient son œuvre. Mais aussi comme on ne l'a jamais ressentie. Aimée. On sent son amour, elle est capturée vivante et joyeuse et s'offre à nous au travers de ses couleurs saturées, de ses sujets fracturés, détails sans importance qui prennent soudain toute la place et éclatent de joie et de paix devant nous.
L’exposition de Guy-Marc Dumais se déroule donc jusqu’au 2 octobre au CACP, à Saint-André-Avellin et comprend pas moins de 75 épreuves photo-numériques réparties en trois grands volets: Art-nature; Tableaux Zurbains; et Villégiatures.
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