BMW 650 x-Drive

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Un nouveau jalon pour BMW

Audi a construit sa réputation sur son système de rouage intégral quattro. Pendant ce temps, BMW misait sur la conduite sport et aiguisée de la propulsion. Lentement, mais sûrement, Audi a grugé des parts de marché grâce à son rouage intégral qui se marie si bien à nos quatre saisons. Les gens de Mercedes ont commencé à offrir un système quatre roues motrices à leur tour, ainsi que BMW. Depuis peu, cette pratique s’est étendue à plusieurs modèles de la famille. Voilà que BMW franchit une nouvelle étape en introduisant le rouage intégral à des voitures à vocation plus sportive, donnant ainsi raison à Audi qui avait vu juste il y a 30 ans.

Une tradition améliorée

La Série 6 chez BMW est l’équivalent de la Mercedes CL et Audi n’a pas vraiment d’équivalent. C’est une voiture grand tourisme dans laquelle il fait bon rouler pendant de longues heures. D’un confort princier, la version 650 mise à notre disposition dispose en plus d’un moteur V8 turbo de 400 chevaux. Et maintenant, ce grand coupé est aussi agréable à utiliser l’hiver que l’été grâce à l’ajout d’une transmission quatre roues motrices. La popularité des modèles 4 roues motrices est si forte au Canada que BMW a décidé que seule la version intégrale sera sur le marché à l’avenir. La seule version à propulsion de la Série 6 sera la décapotable, car son utilisation de prime abord l’été ne rend pas la conduite intégrale aussi nécessaire.

Intéressante même l’hiver

Lors de ma semaine d’essai,  j’en ai profité pour aller faire du ski de fond (les occasions étaient rares cet hiver). Sur les routes enneigées qui mènent dans les Cantons de l’Est, la stabilité du véhicule m’a surpris. Il faut dire qu’avec un poids de 1990 kilos sur la balance, même les bourrasques de 80 km/h n’ont pas fait bouger la voiture d’un centimètre sur la route. À l’intérieur, la trappe dans le dossier des sièges arrière pour deux paires de skis alpins ou dans mon cas trois paires de skis de fond est disponible en option.  Très pratique si vous pratiquez les sports d’hiver. Le volume du coffre est 460 litres pour le coupé, ce qui est très bon.

L’ergonomie d’ensemble est bien pensée, avec un levier de vitesse qui tombe bien sous la main et, à sa droite, la commande de l’Idrive, bien plus intuitif que par le passé. La qualité de finition est de très bon niveau à une exception près qui concerne les plastiques de portière qui sonnent un peu faux dans ce décor 5 étoiles.

Lourde, mais performante

Ceux qui aiment sentir le poids d’un véhicule sur la route sont à la bonne adresse au volant d’une 650. À près de deux tonnes, on sent une certaine invincibilité au volant. Les 400 chevaux du moteur peuvent sembler modeste avec une carcasse si lourde, mais c’est sans compter sur les 450 livres-pieds de couple disponibles à 1 750 tours. Cette abondance de couple a pour effet de réveiller le moteur dès que l’on touche l’accélérateur. Il est vrai que vous allez ressentir une certaine inertie et le moteur s’essouffle à plus haut régime, mais il ne faut pas oublier que nos limites de vitesse à 100 km/h vont feront rapidement lever le pied de l’accélérateur. La symphonie du V8 est encore un puissant argument de ventes. La boîte de rapport à huit vitesses jumelé au turbo qui s’économise à vitesse de croisière m’a permis de rouler sous la barre des 10 litres aux 100 km sur l’autoroute et terminer mon essai de plus de 1200 km avec une moyenne de 12, 3 litres au 100 km, ce qui est plutôt bien pour une si imposante monture.

Un sentiment de sérénité

Peu de véhicules m’ont donné un tel sentiment de confiance au volant. Et pour ceux qui s’inquiètent de l’influence d’une traction intégrale sur une voiture sport, soyez rassuré. Si BMW n’apposait pas le sceau X_Drive sur la voiture, je suis convaincu que bien des gens ne réaliseraient même pas qu’ils sont au volant d’un modèle 4 roues motrices. Le rouage intégral ajoute bien une cinquantaine de kilos à la voiture, mais à moins de pousser la voiture dans ses derniers retranchements, vous ne verrez pas la différence.

Conclusion

La 650 a fait de beaux progrès. Il est maintenant possible d’envisager une utilisation quatre saisons et même avec l’addition d’un rouage intégral, la voiture n’a rien perdu de son charme. Toutefois, une sportive de deux tonnes est un peu comme un sprinter qui fait de l’embonpoint. Une petite cure d’amincissement serait la bienvenue.

Forces

Grande sécurité au volant

Tenue de route sans reproche

Système intégral efficace

V8 pas trop gourmand

Faiblesses

Les plastiques dans les renforts de porte manque d’élégance

Les places arrière sont encore trop petites

Quelques kilos en moins en ferait un véhicule encore plus intéressant

Fiche Technique

MOTEUR

V8 4,4 l biturbo DACT 400 ch de 5500 à 6400 tr/min  couple 450 lb-pi de 1750 à 4500 tr/min  Transmission automatique à 9 rapports avec mode manuel

0-100 km/h 5,1 s

Vitesse maximale 210 km/h (bridée)

Consommation (L/100 km) : 12,2 

AUTRES COMPOSANTES

Sécurité active freins ABS, assistance au   freinage, répartition électronique de force de freinage antipatinage, contrôle de stabilité   électronique

Suspension avant/arrière indépendante

Freins avant/arrière disques

Direction à crémaillère, assistée

Pneus  P245/40R19

DIMENSIONS

Empattement 2855 mm

Longueur 4894 mm

Largeur (sans rétro.) 1894 mm

Hauteur coupé 1369 mm

Poids: Cabriolet 2056 kg

Diamètre de braquage 11,7 m

Coffre coupé 460 l 

Réservoir de carburant 70 l

Prix 101,500 $

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