«Selon les évaluations de l’équipe de recherches du NPD, actuellement près de 60% des gens qui auraient besoin de prestations d’assurance-emploi ne peuvent se qualifier, indique la députée Freeman. Ça n’améliore pas le système, alors qu’il y avait encore beaucoup à faire pour que les gens aient accès.»
Avec ces nouvelles mesures, les prestataires, s’ils ne veulent pas se faire couper leur chèque, devront accepter tout emploi jugé convenable disponible dans un rayon d’une heure de transport de leur domicile. Ils devront aussi accepter tout emploi avec un salaire équivalent à au moins 70% de leur ancien travail. « Le terme un emploi convenable est encore mal définit par la ministre responsable de ce dossier, Diane Finley», fait remarquer Mme Freeman.
La députée s’inquiète pour ceux à la recherche d’emploi dans leur domaine et à qui les fonctionnaires de l’assurance-emploi pourraient désormais dire de cesser de chercher et d’accepter un emploi demandant des qualifications moindres. «On va demander aux gens de faire des emplois pour lesquels ils sont surqualifiés», soutient-elle.
Croyez-vous que les conservateurs se soucient de comment ces changements seront perçus au Québec? «Les conservateurs ont vraiment du mépris pour les électeurs de tous les coins du pays. Avec ce dernier budget, on voit qu’ils sont en train de faire bénéficier leurs alliés des grandes entreprises», croit Mme Freeman.

