À l’aube du solstice d’été, quatre corps policiers de la région ont unis leurs voix mercredi pour parler de sécurité nautique, traçant entre autres le bilan de leurs interventions passées et étalant leur priorités en vue de la saison qui prend son envol.
Uniquement durant la saison estivale 2011, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), la Sécurité publique de la MRC des Collines-de-l’Outaouais, la Sûreté du Québec (SQ) et le Service de police d’Ottawa ont vérifié plusieurs centaines d’embarcations lors de leurs quelque 200 sorties sur l’eau.
Au total, ils ont distribué 262 constats d’infraction et émis au-delà de 500 avertissements. Certains plaisanciers ont aussi vu leur sortie prendre fin abruptement après avoir été expulsés, entre autres parce que leurs embarcations ont été jugées non-sécuritaires.
En plus de faire de la sensibilisation aux règles en vigueur (Loi sur la marine marchande du Canada), les policiers prévoient centrer leurs actions sur les vêtements de flottaison individuelle (VFI), les cartes de compétence, l’impact des vagues sur les berges et ports de plaisance ainsi que les systèmes d’échappement trop bruyants.
«On recommande aux gens de les avoir à portée de la main, qu’elles ne soient pas cachées dans le fond du bateau et que ça prenne 5 à 10 minutes pour les retrouver. Il ne faut pas avoir à les chercher en cas d’urgence», souligne Pierre Lanthier, du SPVG, à propos des vestes de flottaison. Même s’il n’est pas obligatoire de les porter, celles-ci doivent être en nombre suffisant dans le bateau, de bonne taille pour les occupants du bateau et surtout accessibles.
Autre fait à noter que bon nombre de gens ignorent peut-être: la consommation d’alcool à bord d’un bateau est illégale sur la rive ontarienne, à l’inverse du Québec. Même les passagers n’ont pas droit de consommer des boissons alcoolisées une fois sur l’eau. Gare donc à votre trajectoire puisque les agents n’ont qu’à utiliser un GPS afin de déterminer sur quel côté vous naviguez.
«C’est l’une des problématiques que l’on vit, car on ne voit pas la frontière, c’est une ligne imaginaire. Il faut être prudent, car les amendes sont salées du côté ontarien. Par contre, le Code criminel s’applique des deux côtés de la rive, alors on ne peut pas être en état d’ébriété lorsqu’on conduit une embarcation», soutient Marc Tessier, porte-parole de la SQ.
Depuis le début de l’année, 26 noyades sont survenues au Québec. À pareille date l’an dernier, on en dénombrait 15.
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