Une enveloppe suspecte adressée au 564, avenue de Buckingham a nécessité un important déploiement de pompiers, policiers et paramédics. L’équipe HAZMAT d’Ottawa, qui se spécialise dans les matières potentiellement dangereuses, a également été déployée sur les lieux vers le milieu de l’après-midi.
La rue Lamennais a été bloquée pendant plusieurs heures après qu’un large périmètre de sécurité ait été mis en place par les forces policières.
Une personne du bureau de M. MacMillan a dû être mise en quarantaine après avoir été contact avec le colis. Le contenu de l’enveloppe a cependant été déclaré inoffensif par le Service de police de la Ville de Gatineau après qu'on ait eu confirmation qu'il s'agissait de bicarbonate de soude.
Le ministre se dit inquiet de la situation et estime que la sécurité des politiciens pourrait bientôt être à revoir. «C’est inquiétant pour les employés, a-t-il affirmé. On le sait qu’à 99,9%, tout risque d’être correct, mais ça reste inquiétant. Il faudra commencer à penser à avoir plus de sécurité si ça ne change pas. On a nos familles. Je ne veux pas en faire un drame, mais je suis déçu.»
Une situation semblable s’est produite hier dans les locaux du député Marc Carrière à Gatineau. L’action a été revendiquée par les Forces armées révolutionnaires du Québec. Le contenu du colis s'est finalement avéré non dangereux.
Le bureau de circonscription de M. MacMillan situé dans la Petite-Nation a également été la cible de vandalisme la semaine dernière.
«Tu peux être pro socialiste ou anti économie, mais quand on se sert d’un débat pour en faire quelque chose de social, ce n’est pas la place, a ajouté le député de Papineau. Si les gens veulent avoir d’autres personnes pour gérer le gouvernement, c’est pendant les élections qu’il faut agir. Ce n’est pas en mettant des carrés rouges, des X ou des masques en graffitis sur des murs.»
En collaboration avec Marie Pier L'Écuyer

