Partout où il a déambulé, d’une remise de médailles en passant par une marche dans un simple corridor du Complexe sportif Claude-Robillard, il prenait le temps de discuter avec les athlètes. Pour lui, c’est une réaction tout à fait innée.
«Je pense que j’ai un amour profond pour les personnes handicapées et cet amour-là a grandi au fil des ans. Je crois que n’importe qui, peu importe l’être humain, on le sent lorsqu’on est aimé. Moi-même, je me souviens que lorsque j’étais enfant, malgré ma petitesse, les adultes que j’appréciais le plus étaient ceux qui s’intéressaient à moi, me posaient des questions», confie-t-il. Je les aime, je ne les juge pas et j’essaie de les mettre en valeur, comme le veut la mission du Défi. Ce sont des êtres sensibles», dit-il.
Lapointe n’ose pas songer au jour où il retirera le Défi sportif de son agenda. «Je n’y ai pas encore pensé, honnêtement je ne vois pas la fin. Moi, tant que je peux collaborer à l’événement, je vais le faire. La journée, on ne sait jamais, où je serai malade ou que j’aurai un contrat à l’étranger, je vais tout de même au moins trouver une façon d’être présent ou essayer d’initier des collègues ou membres de ma famille», commente-t-il.
«Le jour où la race sera parfaite et qu’il n’y aura pas d’irrégularités, ce sera le pire qui peut nous arriver. On a besoin des différences, c’est grâce à elles qu’on peut grandir» - Jean-Marie Lapointe
«On le souhaite qu’il n’y ait pas de préjugés contre eux, mais moi-même j’en ai déjà eu des malaises. C’est tout à fait normal lorsque tu ne côtoie pas la différence d’en avoir peur une fois que tu la rencontre», lance-t-il. C’est correct d’avoir peur, c’est humain d’avoir des préjugés. Sauf que c’est encore plus humain de se débarrasser de tout ça. C’est à nous de faire un pas vers ces personnes-là et non dans la direction opposée», ajoute-t-il.
De toute façon, Jean-Marie Lapointe croit qu’une société sculptée à la perfection serait sans intérêt. «Le jour où la race sera parfaite et qu’il n’y aura pas d’irrégularités, ce sera le pire qui peut nous arriver. On a besoin des différences, c’est grâce à elles qu’on peut grandir», conclut-il.
Le porte-parole a déjà hâte aux festivités du 30e anniversaire du Défi sportif à la fin avril 2013.

