Il est important de remettre les choses dans leur contexte et de comprendre que le guichet qui semble présentement à l’arrière du bâtiment se retrouvera à l’avant une fois la rue et l’ensemble du projet complété, estime Luc Desjardins, maire de Ripon.
«La ville voulait terminer l’aqueduc avant de fermer la rue et je peux les comprendre», admet Daniel Lavergne, co-fondateur de la coopérative de solidarité Place du Marché dont le bâtiment accueille désormais le guichet de la caisse populaire Desjardins à Ripon. Mais les plans pour l’aqueduc ont pris plus longtemps que prévu car plusieurs études furent exigées par les ministères du gouvernement du Québec concernant l’écoulement des eaux et ainsi de suite, confirme le maire. «Tout ce que l’on demande aux gens de Ripon, c’est un peu de patience, la rue sera bientôt complétée et les gens vont pouvoir se stationner juste à côté du nouvel emplacement du guichet», poursuit le premier magistrat.
«En attendant, je conseille aux gens de Ripon de venir à deux au guichet si ça peut les rassurer, lance Daniel Lavergne, moi aussi je préfère si ma femme est accompagnée pour aller au guichet le soir, que ce soit à Ripon ou ailleurs, c’est plus sécuritaire.»
Fait rare et pratique, les gens du coin et les voyageurs qui s’arrêteront au guichet de Ripon pourront aussi avoir accès à des toilettes et à des présentoirs avec des dépliants touristiques au sujet de la région une fois le bâtiment en construction terminé.
« Il faut donner la chance au coureur », estime Daniel Lavergne, «c’est littéralement d’un nouveau centre pour le village dont il est question ici. Depuis l’arrivée de la 317 il y a plusieurs années, l’ancien centre-ville de Ripon ne faisait que se dévitaliser. Ce bâtiment-là est un outil de développement et le guichet n’est qu’un des services que l’on y trouvera.» En effet, il suffit d’écouter Monsieur Lavergne décrire le projet et ses divers composantes avec passion pour comprendre que le meilleur est à venir. «Bien sûr, comme avec tout changement, il est important de prendre le temps d’expliquer et de rassurer les gens.», conclut le co-fondateur de la coopérative de solidarité Place du marché.

