Le directeur général de la caisse populaire Cœur-des-Vallées, Luc Grandmont, préfère parler de transformation du point de service plutôt que de fermeture du comptoir de service avec personnel. Dans les faits, si le projet se concrétise, à partir du 17 septembre, il ne resterait plus qu’un guichet automatique et un tiroir de dépôt de nuit à Plaisance. Les sociétaires désirant procéder à une transaction à l’aide d’un membre du personnel de l’institution devraient alors se présenter à l’autre point de service situé à Thurso.
M. Grandmont confirme que la municipalité de Plaisance a manifesté son désir de rencontrer les autorités de la caisse pour discuter de l’avenir du point de service situé sur son territoire. Jointe au téléphone, la mairesse de Plaisance, Paulette Lalande, a indiqué qu’une deuxième rencontre à ce sujet était prévue jeudi de cette semaine.
«Le conseil municipal, nous leur avons écrit pour leur dire que nous acceptons cela très difficilement. On leur a fait une proposition et nous allons en rediscuter jeudi. Il y a sûrement des solutions que l’on peut trouver ensemble. La municipalité de Plaisance, 50% de la population ce sont des aînés et si on ferme le comptoir, ce sont ces gens-là qui seront pénalisés. Les guichets automatiques, je suis désolée, mais c’est fait pour les jeunes, pas pour les aînés. Combien de ces gens-là n’ont pas de voiture et devraient demander à d’autres de les conduire à Thurso pour leurs transactions. Plusieurs aînés, les guichets automatiques, ça les énervent, ils ont peur de se tromper. Ils doivent parfois demander de l’aide à d’autres et peuvent alors se faire jouer », a plaidé M. Lalande. Puis elle a ajouté:«Les aînés, c’est eux qui ont bâti le Québec. En tant que municipalité, c’est notre responsabilité de faire tout ce qui est en notre pouvoir afin que ça ne ferme pas.»

