Cette rencontre ayant pour objectif que les invités donnent leur avis sur la souveraineté au Québec et sur les différentes problématiques en Outaouais, M. Aubé en a détaillé cinq dans son mémoire au nom des 400 membres de sa circonscription.
Le candidat a noté cinq blocages dans la région: l’utilisation du français comme langue commune, de l’affirmation et l’épanouissement de son identité, l’intégration des immigrants, le développement régional, la diversification économique et l’aménagement de son territoire et aussi en matière de redistribution fiscale et sociale.
«On a présenté des arguments de la région. Au niveau de la santé, c’est moins favorable. On a un rattrapage à faire. Au niveau de l’éducation, on ne reçoit pas le financement nécessaire et il manque un sentiment identitaire. Il ne se passe rien dans la région. Les dossiers n’avancent pas. Les Libéraux prennent l’Outaouais pour acquis», a-t-il indiqué.
Avec la récente victoire du Parti québécois dans Argenteuil, château fort libéral, cela démontre que le Parti libéral n’est plus aussi fort qu’il l’était. «Les Libéraux n’ont pas une forte majorité actuellement. En Outaouais, on pourrait faire changer cette majorité», a-t-il expliqué, spécifiant qu’il espérait voir deux représentants péquistes lors des prochaines élections.
Il est par la suite revenu sur les différents points mentionné plus tôt. «On obtient 1,8% de financement en éducation postsecondaire, tandis que la population représente 4,6%. C’est pour cette raison que nos cégeps et nos universités ne peuvent pas offrir tous les programmes et que les jeunes vont étudier ailleurs et quittent la région.»
«On a présenté des arguments de la région. Au niveau de la santé, c’est moins favorable. On a un rattrapage à faire. Au niveau de l’éducation, on ne reçoit pas le financement nécessaire et il manque un sentiment identitaire. Il ne se passe rien dans la région. Les dossiers n’avancent pas. Les Libéraux prennent l’Outaouais pour acquis» - Gilles Aubé, candidat péquiste dans Hull
Il croit aussi que l’Outaouais devrait posséder plus de musées régionaux. Partageant plusieurs avec Ottawa, mais étant nationaux, les musées ne donnent donc pas une identité québécoise et ne définissent pas les citoyens de la région. «Il y en a une trentaine à Ottawa. On devrait en avoir au moins 8 à 9, ici à Gatineau.»
Un autre problème qui plane sur les citoyens de l’Outaouais, c’est le fait de se retrouver à la frontière avec la capitale fédérale. Selon le candidat péquiste, il est faux de croire que les gens travaillant de l’autre côté de la rivière vont perdre leur emploi si le Québec devenait souverain.
«Il y a près de 50 000 personnes qui traversent le pont pour aller travailler au gouvernement fédéral ou encore pour une compagnie privée. En se séparant, il faudrait développer un aspect administratif avec Ottawa et on pourrait transférer les emplois, ici, car on a besoin de leur expertise», a fait part M. Aubé.
Près d’une centaine de personnes ont pris part à l’événement. Séparée en deux sections, la rencontre a permis aux invités de déposer leurs mémoires, mais aussi aux autres de pouvoir débattre sur des points désirés.
Ayant débuté ce printemps, la tournée fera le tour de 15 régions du Québec avant de finir à l’automne où aura lieu une ultime rencontre. Environ une dizaine de représentants de l’Outaouais seront présents pour développer sur les points débattus lors du passage de la Commission dans la région.

