Gatineau a enregistré au total 977 cas déclarés de violence familiale. Ces chiffres placent la ville en position de tête à travers la province. Montréal et Québec suivent de près avec des moyennes respectives de 315 et 288 situations déclarées par 100 000 habitants.
Côté ontarien, Ottawa présente une réalité diamétralement opposée avec une moyenne de 98 cas déclarés. À titre de comparaison, l’autre grande ville de la province voisine, Toronto, affiche une moyenne de 202.
Cette donnée somme toute «triste» peut être prise du bon côté, estime Janick Fontaine, intervenante en sensibilisation à la Maison d’hébergement pour elles des Deux-Vallées et porte-parole des sept maisons d'aide et d'hébergement en Outaouais.
«Depuis les dernières années, les maisons ont énormément développé leurs services externes, a-t-elle indiqué. Il y a beaucoup de sensibilisation qui a été faite auprès des partenaires, organismes et écoles. J’ose dire que les gens sont plus au courant des services offerts et qu’ils dénoncent plus qu’avant. C’est une statistique déstabilisante, mais il y a façon d’avoir un regard positif face à celle-ci en se disant qu’enfin les gens dénoncent.»
Les sept maisons d’hébergement de l’Outaouais ont maintenu un taux d’occupation de 98% en 2009 et 2010, accueillant 526 femmes et 441 enfants en hébergement. Ces données n’incluent pas les statistiques des services externes.

