L'équipe tactique du SPVG est prêt à intervenir si jamais il y a débordement. Une chaîne humaine a été formé par des enseignants et étudiants afin de bloquer l'accès au campus, en cas d'intervention policière.
Les étudiants se sont installés à l'intérieur de l'établissement et ont bloqué l'accès à l'aide de chaises et de tables. Des étudiants auraient tenté d'amener de la nourriture à ceux présentement à l'intérieur, mais les policiers installés devant les portes de l'établissement ne les ont pas laissé entrer.
Rappelons que vendredi dernier, la juge Suzanne Tessier a accordé l'injonction interlocutoire provisoire demandée par une cinquantaine d'étudiants de l'UQO. Elle est en vigueur pour dix jours, soit jusqu'au 23 avril.
Les manifestants doivent, selon celle-ci, rester à 25 mètre des édifices de l'université. Elle ordonne aussi à l'AGE-UQO et à ses membres de cesser d'empêcher l'accès aux terrains et aux immeubles. .
Ce matin, une centaine de manifestants sont à l'extérieur de l'établissement pour manifester, en plus de ceux qui sont installés à l'intérieur. Du côté du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), aucune intervention ou arrestation n'a eu lieu pour le moment. «Il faut savoir qu'une injonction, c'est du domaine civil», rappelle Pierre Lanthier, porte-parole du SPVG.
Ainsi, c'est la direction de l'établissement universitaire qui doit faire la demande aux policiers d'intervenir pour des arrestations en vertu du code criminel. Mais pour l'instant, aucune arrestation n'a eu lieu, malgré une présence policière sur les lieux. «On a du personnel supplémentaire, on a un certain nombre de policiers sur les lieux», ajoute Pierre Lanthier.
Levée de l'injonction?
La direction de l'UQO sera devant la Cour dès 14h30 afin de tenter de faire lever l'injonction accordée vendredi dernier, après qu'un groupe de cinquante étudiants en ait fait la demande.
Selon Jean Boileau, directeur des communications et du recrutement, le tout est demandé pour des raisons de sécurité.
Par ailleurs, le SPVG a annoncé qu'ils ne devraient pas intervenir avant la décision de la Cour concernant la levée de l'injonction.
Un point de presse suivra à 16h où le recteur Jean Vaillancourt fera le point sur la situation.
Calendrier universitaire
Avec l'ordonnace de la Cour, la direction de l'UQO avait décidé d'offrir tous les cours prévus à l'horaire, tant à Gatineau qu'à Saint-Jérôme. Les professeurs et chargés de cours doivent normalement se présenter en classe et dès qu'un étudiant inscrit est présent en salle de classe, le cours doit être offert selon l'horaire habituel. La matière enseignée pendant les cours sera celle prévue aux plans de cours, tout en tenant compte des adaptations nécessaires par la révision du calendrier universitaire.
Par ailleurs, tel qu'annoncé avant la décision de la Cour, le trimestre d'hiver sera prolongé jusqu'au 4 mai. Pour tous les cours à horaire régulier (3 heures par semaine), aucun examen et modalité évaluative ne peuvent avoir lieu avant le 28 avril.
Les professeurs et les chargés de cours peuvent exiger des travaux à remettre entre le 11 mai et le 18 mai.
Du 23 au 29 avril, les professeurs et chargés de cours communiqueront aux étudiants des précisions quant aux modalités pédagogiques retenues pour compléter le cours (lectures à faire, matière couverte, énoncés des travaux à remettre, grille de distribution des points).
Le trimestre d'été débutera le 7 mai.
Par ailleurs, les étudiants qui le souhaitent peuvent procéder à un abandon des cours sans mention d'échet et ce, avant le 27 avril.
Suspension des cours
Étant donné le déroulement des événements, l'UQO a annoncé par voie de communiqué qu'elle considère ne pas être en mesure d'assurer la sécurité des étudiants, du personnel et des biens et en conséquence, l'université est dans l'impossibilité de dispenser les cours de façon normale pour le moment.
Les activités d'enseignement sont donc suspendus pour la journée du 16 avril.

