C'est du moins ce que proposent les jeunes libéraux de l'Outaouais en prévision du Congrès-Jeunes du parti, qui se tiendra du 12 au 14 août du côté de Lennoxville, en Estrie. L'idée a été dévoilée la semaine dernière dans le cadre d'un arrêt à Gatineau de la tournée estivale de la Commission.
«On trouve que c'est un non-sens que certains services de santé soient accessibles seulement par l'entremise d'un médecin de famille. On veut accorder plus de services à plus de gens en favorisant une approche davantage basée sur les cliniques sans rendez-vous et moins sur une structure rigide», a expliqué Julien Newman, jeune libéral de la région.
Pas question cependant d'abandonner le vœu d'offrir l'accessibilité à un médecin de famille à tous les Québécois. «L'élargissement du mandat des cliniques sans rendez-vous représente une solution afin de pallier à cette difficulté (de trouver des médecins de famille pour tout le monde) que l'on souhaite temporaire», a spécifié la présidente de la Commission-Jeunesse du PLQ, Maripier Isabelle.
Présente à la conférence de presse, la députée de Gatineau, Stéphanie Vallée, a donné son appui à l'idée lancée par les jeunes libéraux de l'Outaouais. «C'est certain que de permettre une meilleure accessibilité aux soins de santé en général, je pense que c'est quelque chose qui est important. Est-ce que ça peut se faire de différentes façons? Pourquoi pas», a-t-elle indiqué.
Les jeunes libéraux de toutes les régions du Québec auront à statuer sur cette résolution - et plusieurs autres - lors du congrès national.
Une pensée pour les jeunes Norvégiens
«Je pense que c'est allé toucher tous les jeunes qui s'impliquent, peu importe la cause, a indiqué Mme Isabelle lorsqu'appelée à commenter la tragédie qui secoue la Norvège depuis deux semaines. De savoir que de telles catastrophes peuvent avoir lieu en se regroupant pour discuter d'enjeux de nature politique ou sociocommunautaire, c'est sûr que ça nous ébranle. De penser qu'on aurait pu perdre autant de personnes près de nous avec lesquelles on essaie de régler l'avenir de notre société si c'était arrivé dans notre congrès-jeunes, c'est assez déchirant.»
«C'est déchirant dans n'importe quel contexte, mais celui-là nous interpelle évidemment plus qu'un autre parce que c'est notre réalité transposée à un autre pays. D'ailleurs, toutes nos pensées vont vers ceux qui ont perdu des gens et vers les jeunes qui ont survécu.»
Rappelons qu'Anders Behring Breivik, un Norvégien de 32 ans, a abattu 68 personnes sur l'île d'Utoya, où 600 jeunes travaillistes étaient rassemblés le 22 juillet. Huit personnes avaient été tuées un peu plus tôt la même journée dans l'attentat d'une voiture piégée qui a ravagé le quartier des ministères à Oslo.
