«Au niveau de l'entretien régulier comme le déneigement, l'impact est à peu près nul puisque la subvention pour les chemins à double vocation sera réduite en conséquence», explique M. Bernier. «C'est au niveau de la réfection de la route que nos citoyens seront gagnants, car la route est en très mauvais état et nous n'avons pas les moyens, une petite municipalité comme la nôtre, de financer la reconstruction de ce tronçon de près de 3 km», expliquait M. Bernier lors d'une entrevue téléphonique.
Interrogé à savoir si c'est plus l'argumentaire amené par le maire de Montpellier et ses collègues des municipalités voisines lors des rencontres avec les fonctionnaires qui a pu jouer sur la décision du ministère ou le moyen de pression exercé sous forme de blocage de la route par l'ancien maire Stéphane Séguin en 2007, autant le maire Bernier que le ministre responsable de l'Outaouais au gouvernement Charest, Norm Macmillan, ont tenté de minimiser l'impact du blocage de la route dans ce dossier.
«On a pensé que c'était préférable de partir des statistiques d'utilisation de la route et d'une nouvelle argumentation pour faire avancer le dossier, sans amener le tout sur la place publique», a expliqué M. Bernier pour différencier sa stratégie de négociation de celle de son prédécesseur à la mairie. «Notre section qui était municipalisée, l'année dernière, il y a passé 4000 camions de bois, ça représente beaucoup d'usure pour la route», a illustré M. Bernier.

